ÉDITO

photo Edito décembre 2018

 

LE CHANT DES ANGES…

 

Qu’avons-nous fait de Noël ?

On peut déplorer à l’envi la fièvre commerciale de décembre.

Il y a, c’est vrai, quelque chose d’attristant dans ces liturgies profanes

qui scandent à nos fenêtres une joie obligatoire et souvent factice,

durant tout ce temps de l’Avent.

Noël, c’est autre chose.

La paille, la crèche, l’étoile des possibles, le Verbe qui se fait souffle

au cœur de la nuit des hommes…

Nativité rime avec simplicité.

 

Mais, voyez-vous, si j’osais, j’affirmerais que ces rites

de neige artificielle et de sapins en plastique,

tout déchristianisés qu’ils soient, méritent notre bienveillance.

Ce besoin de revenir aux fééries de l’enfance ne traduit-il pas,

chez beaucoup, un désir de réveiller le souvenir d’une foi cachée ?

Il suffit parfois d’un rien pour attiser le feu qui couve.

« Un peu de miséricorde, dit le Pape François, rend le monde moins

froid ».

 

Pour ma part, j’aime ce Temps préparatoire à Noël qu’est ce beau

Temps de l’Avent.

Mais nous ne mettons pas un santon dans la crèche pour parfaire

la déco ou parce que « c’est notre culture et notre fierté ».

En nous, il y a plus fort que nous, c’est le Dieu Tout-Puissant qui

se fait Tout-Faible.

Oui, à Noël, quelque chose nait en nous, et c’est le Tout-Autre,

c’est Jésus, le Christ Sauveur.

Et Marie et Joseph, dans la fragilité de leur exil, n’ont pas fini

d’éclairer les drames de notre époque !…

 

Le 24 décembre au soir, des chrétiens se lèveront

de table et affronteront la Nuit, pour venir célébrer 

à 23H30 précises, en l’église de Veckring, la naissance de

« l’Enfant de la Divine Espérance ».

Et peut-être, comme les bergers, en marge de

la société bruyante des discours mondains,

entendrons-nous aussi le chant des anges…

 

Bon Temps d’Avent

et déjà Belle Fête de la Nativité !

 

                                                                                   abbé Joël+

                                                                            (Décembre 2018) 

 

 

photo Edito novembre 2018

 

 

 « À   V E N D R E… »

 

Un confrère m’a envoyé, il y a quelques semaines déjà,

cette annonce immobilière :

« A vendre : loft à rénover. Très grande surface et

gros volume à aménager ».

Je n’en « croyais pas mes yeux », lorsque je vis

que c’était le Diocèse de Nancy qui mettait en vente

l’église St Jules de Longwy, une des 3 églises de la ville.

 

Parfois, dans ce genre de situation, les gens réagissent,

s’organisent en association, et s’activent pour sauver

telle chapelle ou telle église. Mais leur engagement est

loin d’être suffisant pour maintenir en état les 90 000 lieux

de prière catholiques que compte notre pays, dont beaucoup

courent à la ruine.

 

Certains maires baissent les bras et sacrifient ces édifices sur

l’autel des intérêts économiques. D’autres, il faut bien le dire,

ne donneraient « pas un radis » au nom de la « Sainte Laïcité »…

Beaucoup, cependant font tout ce qu’ils peuvent pour entretenir

les lieux de culte qui leur sont confiés.

 

On oublie souvent que les « chrétiens pratiquants » font beaucoup :

Jour après jour, ils entretiennent leurs lieux de culte, les nettoient,

les fleurissent ou les restaurent et des « chrétiens non pratiquants »

sont généreux lors de la quête pour le chauffage.

Ainsi la chapelle St Benoît de Guénange ou les églises de Metzeresche

ou de Kemplich ainsi que la chapelle de Kirsch-les-Luttange en sont

un bel exemple.  

Tiendrons-nous encore longtemps ainsi ?…

Nous l’espérons.

 

Pourtant, restaurés, sauvés, nos lieux de culte n’ont cependant

pas vocation à devenir ‘d’élégants cercueils d’une religiosité surannée’.

‘L’église n’est pas un bibelot’ disait déjà Maurice Barrès, ‘elle est

une âme qui contribue à faire des âmes’.

 

Légitimement attachés à nos églises de pierre, puissions-nous

l’être plus encore à l’Eglise, notre grande Famille.

Ouvrir nos églises et chapelles, s’y retrouver en Communauté

pour prier et célébrer le Christ Vivant, voilà qui justifie l’existence

de ces maisons où Dieu attend les hommes.

 

Alors, que peut-on faire de nos églises vides ?…

Les vendre à regret …

Ou que les Catholiques les remplissent avec joie !…

 

                                                                       abbé Joël+

                                                                       (Novembre 2018)

                                   (D’après un article de Famille Chrétienne de septembre 2018)

 

 

photo Edito octobre 2018

 

 

ROSAIRE ET MISSION…

 

Ce mois d’Octobre est un mois traditionnellement consacré au rosaire, où nous prions la Mère de Jésus pour avancer vers le Christ. Mais il est aussi le mois de la Mission pour l’Eglise universelle. La Semaine Missionnaire se déroulera, cette année, du 14 au 21.

 

L’identité de l’Eglise est missionnaire.

Dès l’origine les chrétiens étaient disciples missionnaires.

Mais dans nos pays de « vieille chrétienté », la mission s’est, au fil des ans, reposée sur les religieux ou les prêtres.

Ce temps est terminé. Il faut préparer l’avenir et le faire maintenant très rapidement.

Ce souci de transmettre la foi vive et brûlante au Christ doit nous animer, animer notre prière et nos projets pastoraux. 

 

Sans doute devons-nous prier encore pour que nous puissions sortir d’une « pastorale de la demande » et entrer dans une Pastorale résolument Missionnaire.

C’est sûr, nous avons déjà commencé : depuis des années, nous avons une équipe d’Archiprêtré composée en majorité de laïcs. Et nos 3 Equipes d’Animation Pastorale (Equipes de Coordination Pastorale aujourd’hui) savent combien il importe, en ces temps, de travailler en Archiprêtré.    

Il nous faut pourtant aller encore plus loin : les Archiprêtrés sont désormais les territoires stables pour la Mission et la Collaboration.

 

Ainsi :

+ Avant le 1er dimanche de l’Avent 2018, voici nos objectifs pour notre Communauté :

  • Conforter l’Equipe de Coordination Pastorale (ECP) dans sa mission (cela a été fait à la Messe de Rentrée Pastorale).
  • Rassembler tous les fidèles pour expliquer ce nouveau Projet Diocésain : (Nous consacrerons 2H, un soir d’octobre, de 20H à 22H et ce seront deux ou trois personnes qui animeront cette rencontre).
  • Appeler des « Equipes relais » pour chaque paroisse, qui travailleront en lien étroit avec le curé, l’ECP et l’Equipe d’Archiprêtré. 

+ Avant Noël 2018 :

  • En Archiprêtré, nous reprendrons les 7 « Offices » qui seront à déployer pour la Mission, à savoir : la pastorale de l’initiation chrétienne, celle des jeunes et des vocations, celle de la pastorale des familles, de la diaconie, de la santé et des personnes handicapées, de la formation et du dialogue et de l’ouverture au monde.

 

Ainsi, c’est sûr, nous avons moins besoin de démissionnaires

que de Disciples Missionnaires !

 

Que Notre-Dame du Rosaire féconde nos actions et qu’elle unifie notre désir de porter la joie de l’Evangile !

 

                                                                                   abbé Joël+

                                                                                   (Octobre 2018)    

 

 

photo Edito Septembre 2018

 

 

« UNE ÉGLISE DE DISCIPLES-MISSIONNAIRES »…

 

Nous sommes habitués, dans l’Église,

à vivre des années marquées par un thème bien précis :

jubilé de la Miséricorde, année de la vie consacrée, année du

sacerdoce…

Deux années s’ouvrent à nous pour mettre en œuvre le

« Projet pour une conversion pastorale et missionnaire de

l’Eglise en Moselle » promulgué par notre évêque le 24 juin dernier.

Belle occasion de vérifier si nous vivons notre condition de

« disciples-missionnaires » énoncée par le pape François dans

« La Joie de l’Evangile »

 

En regardant cette expression, il est intéressant de noter le

trait d’union entre le mot « disciple » et le mot « missionnaire ».

Le Pape François, dans « Evangelii Gaudium » précise :

« Tout chrétien est missionnaire dans la mesure où il a rencontré

l’amour de Dieu en Jésus Christ ; nous ne disons plus que nous

sommes « disciples » et « missionnaires », mais toujours que nous

sommes « disciples-missionnaires » (n°120).

Autrement dit la condition même du disciple est d’être missionnaire !…

Et François rajoute :

« La nouvelle évangélisation doit impliquer

que chaque baptisé soit protagoniste d’une façon nouvelle.

Cette conviction se transforme en un appel adressé à chaque chrétien,

pour que personne ne renonce à son engagement pour l’évangélisation,

car s’il a vraiment fait l’expérience de l’amour de Dieu qui le sauve,

il n’a pas besoin de beaucoup de temps de préparation pour aller

l’annoncer, il ne peut pas attendre d’avoir reçu beaucoup de leçons

ou de longues instructions ».

 

Désormais, ce seront les archiprêtrés qui seront les territoires stables

pour la mission (et non plus nos seules Communautés de paroisses).

Ainsi, le Projet Diocésain vise une collaboration plus large, mais veut

aussi éviter la centralisation. Pour ce faire, les curés appelleront, dans

chaque paroisse, une ou plusieurs personnes chargées du souci de la

proximité et du dynamisme de la Communauté .

Pour l’heure, il nous faut continuer à favoriser la dimension fraternelle

entre nous. Seules les Communautés fraternelles peuvent être des lieux

de formation et de soutien de disciples-missionnaires.

 

En avant donc, disciples-missionnaires !

 

                                                                                    abbé Joël+

                                                                                     (Septembre 2018)   

 

 

 

photo Edito août 2018

 

 

M A R I E . . .

 

Tout le monde (en général) aime la journée du 15 août !

Pour certains parce que c’est un jour férié, pour d’autres un jour

au milieu des vacances en famille…

Pour l’Eglise, ce jour est un jour de Fête Mariale.

 

La tradition de célébrer la Vierge Marie, le 15 août, est lointaine :

elle remonte à la consécration à Jérusalem d’une église dédiée

à la Vierge Marie, au V° siècle.

En notre pays, cette Fête marquait la tradition des villes et villages. 

Depuis que Louis XIII, dans un vœu solennel, a remis son royaume entre

les mains de Marie, en 1638, elle est la Fête patronale de la France,

n’en déplaise à certains. Et, lorsqu’en 1950, Pie XII a défini le dogme

de l’Assomption, l’Eglise universelle a pu célébrer dans la joie ce jour

où la Vierge « est montée en son corps et en son âme dans la gloire

du Ciel ».

 

J’aime célébrer l’Eucharistie, le matin du 15 août, dans une paroisse,

puis monter l’après-midi pour la procession Mariale, à la chapelle du

Hackenberg…

Il y a comme un « air de fête » !…
Oui, nous aimons lever les yeux vers Notre Dame, pour lui confier

simplement nos vies et celle de notre pays, en lui demandant

d’intercéder pour nous, pauvres pécheurs, qui aimons son Fils et

nous lui demandons d’être « attentifs, tendus, vers les réalités

d’en haut », comme le dit si bien l’oraison du jour.

 

Nous aimons nous confier à la prière de la Mère de Jésus,

car nous comprenons qu’elle veille sur nous et que sa présence

maternelle donne à chaque chrétien de grandir dans la douceur

et la bienveillance.

Comme le monde serait changé si toutes nos relations étaient empreintes

de ces deux grandes qualités de la Vierge Marie !…

 

Selon le grand mot de l’Ecole Française de spiritualité, les hommes

sont invités à aller « à Jésus par Marie ».

L’Eglise a un caractère Marial fort !

Mais elle doit être aussi, comme Marie, « la Servante du Seigneur ».

Puisse notre Communauté être Mariale, pour qu’en elle nos

contemporains puissent trouver Jésus Vivant !

 

Bon mois d’août dans cette Joie Mariale !…

 

 

                                                                       abbé Joël+

                                                                       (Août 2018)  

 

 

photo Edito juillet 2018

 

 

VACANCES… ET… VACANCE…

 

Chaque année,

il y a ceux qui partent, et ceux qui ne partent pas.

Il y a ceux qui ont la joie de vivre des temps familiaux

ou amicaux et ceux qui sont plus seuls encore.

Il y a ceux qui ne peuvent pas ou ne veulent pas partir,

et ceux qui attendent avec impatience ce temps de repos.

Surtout ne donnons pas vacance à notre vie spirituelle !…

 

Certes nos Assemblées vont être plus dispersées.

Cependant, il y aura, cette année encore,

durant ces deux mois d’été,

une eucharistie le samedi à 18H30, dans l’une ou l’autre paroisse,

et une autre chaque dimanche à Metzervisse, à 10H45.

Deux Temps Forts sont également prévus en août :

Le dimanche 5, Fête de notre Saint Patron : St Maximilien Kolbe,

en l’église de Volstroff à 10H45, et le mercredi 15 août,

Fête de l’Assomption, en l’église de Metzeresche à 10H45 et

la Procession Mariale à la chapelle du Hackenberg, à 15H30.

Ne manquons pas ces rendez-vous ! Sachons nous rassembler

autour de l’autel et accueillir comme il se doit,

les prêtres qui viendront célébrer l’Eucharistie.

 

Oserai-je encore lancer une invitation ?…

Celle de la « Communion Fraternelle » :

Donnons-nous spirituellement rendez-vous, où que nous soyons,

le 15 août, et prions les uns pour les autres, le jour où nous

fêterons Marie.

 

Il n’y a pas de vacances pour la foi chrétienne,

mais certainement une façon chrétienne de passer ces vacances.

 

                                                                                   abbé Joël+

                                                                                   (Juillet 2018)  

 

 

 

Edito juin 2018

 

LE MOIS DES ORDINATIONS…

 

Le mois de juin est traditionnellement celui des ordinations,

dans bon nombre de Diocèses.

Ainsi, Mgr Jean-Christophe LAGLEIZE, évêque de Metz,

ordonnera diacre, en vue du presbytérat, Emmanuel ECKER,

le dimanche 24 juin 2018, à 15H en notre cathédrale.

 

Pourtant, cette année, point d’ordination sacerdotale.

Nous sommes devant la réalité des chiffres !…

Et si nous manquons parfois cruellement de prêtres,

en Europe, il n’y a jamais eu autant de vocations de par

le monde.
Il nous faut donc assumer cette objectivité, jusque dans

la prière personnelle et communautaire.

 

Nous sommes confrontés à une vraie question :

Notre communion au Christ, dans l’Eucharistie,

est-elle suffisamment centrale et essentielle pour notre

vie chrétienne, pour notre foi, au point que

nous nous préoccupions qu’il y ait toujours des prêtres

pour célébrer l’Eucharistie ?

Sinon, il est inutile de répéter que l’Eucharistie est le

centre de notre vie !

Or, pour la célébrer, nous n’avons pas seulement besoin

d’hommes capables de dire les paroles et de faire les gestes

qui correspondent.

Dieu, lui, appelle des hommes complètement donnés,

de façon définitive, intégrale et exclusive dans leur relation

au Christ.

 

Ainsi, les prêtres sont ordonnés dans le célibat consacré pour

que tous accomplissent leur consécration à Dieu, dans l’état

de vie qui est le leur !

 

Puisse notre Communauté être toujours plus priante,

appelante et missionnaire, et que chacun

d’entre nous suive le Christ : Il connait la route…

 

                                                                       abbé Joël+

                                                                       (Juin 2018)

 

 

 

photo Edito mai 2018

 

 

 « PARLEZ-NOUS DES PRÊTRES »…

 

L’un des plus beaux textes que j’ai pu lire sur le sacerdoce est bien celui du Père Robert SCHOLTUS, paru en 2005, dans la revue Etudes.

Il écrit entre autres à propos des prêtres :

 

« Nul d’entre eux ne saurait incarner et accomplir à lui seul la parfaite essence de l’état presbytéral. D’ailleurs, le décret Presbyterorum Ordinis du concile de Vatican II ne parle des prêtres qu’au pluriel, attestant ainsi qu’il n’est de prêtre que dans la singularité d’un appel et la collégialité d’une mission. »

 

Et, un peu plus loin :

   

« Un jour ils ont eu l’audace de leur offrande… Prenant à bras-le-corps leurs élans et leurs pesanteurs, saisissant dans leurs mains pulsions, espoirs, aveuglements, bonne volonté, ils ont tout jeté entre les mains de Dieu et se sont jetés eux-mêmes, plus loin que ce qu’on peut saisir de soi… Et rien ne peut effacer cet instant de gloire ».

 

Notre archiprêtré a encore cette « chance » d’avoir un curé par communauté (pourvu que cela dure !…) Et encore une belle diversité de prêtres :

les Pères Jurek et Nicolas, Jean-Dominique et Xavier, Jean-Marie F. et

Jean-Marie H., Jean-Marie J. et Gérard et Joël.     

A l’heure de la mise en œuvre d’une nouvelle organisation pastorale et missionnaire dans notre diocèse, il importe de renforcer nos liens fraternels avec eux.

Vous n’avez qu’un curé à « supporter » ! (Peut-être !)

Lui a tous les paroissiens à porter !

 

En ce mois de mai qui s’ouvre à nous, prions « ND du Sacerdoce » pour tous les prêtres, sachons travailler avec eux pour le bien de tous et leur manifester notre « communion fraternelle ».

 

                                                                                   abbé Joël+

                                                                                   (mai 2018)

 

  

photo Edito avril 2018

 

 

CE N’EST PAS UN POISSON D’AVRIL !…

Si Pâques n’existait pas,

Le christianisme n’existerait pas !

Voici, de façon quelque peu abrupte,

mais évidente au plan de la foi,

ce qui fait qu’aujourd’hui, comme depuis

plus de 2000 ans,

des hommes et des femmes mettent leur vie

dans les pas de Celui – le Christ-

qui n’a jamais cessé de dire :

« Je suis la Résurrection et la vie ».

 

Ce qui fait la grandeur de l’homme,

c’est de se savoir mortel.

Ce qui fait la grandeur de Dieu, c’est de redire

que l’homme est fait pour la Vie.

Et cette grande Fête de Pâques 2018 vient redire,

de façon éclatante au plan de la foi

et de façon discrète au plan humain,

que la Résurrection du Christ inaugure

un monde nouveau où la mort devient passage

et où la vie, notre vie, s’éclaire d’un avenir insoupçonné,

qui rime avec Eternité.

 

Il nous faut donc choisir entre le « Grand Soir » des illusions

perdues et le petit matin des Espérances les plus fortes.

 

Pas de blague, chers Amis,

l’originalité du christianisme,

repose sur la Résurrection du Christ, que nous célébrons,

une fois encore en cette grande Fête de Pâques,

comme en chaque eucharistie.

Et ce n’est pas un « poisson d’avril » !

 

                                                                                              abbé Joël+

                                                                                              (Avril 2018)

 

 

photo Edito mars 2018

 

 

 « UNE ÉGLISE FACEBOOK » ?…

 

Mark Zuckerberg se prendrait-il pour Dieu ? …

En effet, le fondateur de Facebook déclarait,

fin juin 2017, que son réseau comptait 2 milliards

d’utilisateurs et qu’il pouvait prendre la place

des Eglises.

« Facebook pourrait combler le vide laissé dans

la vie des gens par le déclin des Eglises », a-t-il

lancé aux responsables des groupes (les « communities »

en anglais) qui fédèrent des millions d’utilisateurs

selon leurs intérêts.

 

De ce discours, les médias n’ont retenu que le chiffre :

2 milliards d’« amis » qui partagent des photos,

des « j’aime », des commentaires et des vidéos,

cela fait beaucoup de monde, en effet.

 

Pourtant, l’Eglise est plus qu’un réseau social.

C’est le Peuple de Dieu, dans toutes ses diversités,

et c’est aussi là que s’exprime la Transcendance.

Zuckerberg a beau voir grand, jamais il ne pourra viser

aussi haut.

 

Il n’empêche que les églises se vident…

Il faut donc prendre la « provocation » de Facebook

très au sérieux, car Mark en rajoute :

« J’ai compris combien l’appartenance à une communauté

est importante. Nous cherchons tous quelqu’un en qui nous

pouvons avoir confiance ».

 

C’est sûr, dans l’Eglise comme dans la société,

il y a trop de solitude(s) et trop d’individualisme.

Le défi de l’Eglise en Occident est là : proposer des lieux

de vie communautaire, de communion, de partage,

où il n’y a pas d’abord une doctrine à proclamer,  

ni une règle de vie à promulguer,

mais une expérience humaine et fraternelle à vivre.

Le reste viendra après.

 

Souvent, nous voulons décider seuls, mais ne pas être seuls.

Cruel dilemme.

Comment y répondons-nous ?

Si nous n’allons pas sur Facebook,

(et même si nous y allons…)

quelles sont nos fraternités, nos « communities »,

et qu’y trouvons-nous ?…

 

Bonnes questions, me semble-t-il, pour nos

Communautés chrétiennes, en ce

Temps de Carême, à l’approche de la Grande Semaine Sainte.

 

                                                                       abbé Joël+

                                                                       (Mars 2018)

 

 

 

photo Edito février 2018

 

 

 

CARÊME ET CONFESSION…

 

Comment proposer le trésor de la

Miséricorde Divine à nos contemporains ?

 

Comment proposer des itinéraires de Pardon

dans la multiplicité des occasions de libération intérieure

et spirituelle, individuelle et sociale ?

 

Comment mettre en place les conditions pastorales

pour que les enfants, les jeunes, les adultes d’aujourd’hui

vivent une rencontre personnelle et communautaire

avec le Christ qui console, guérit et sauve ?…

 

J’avais cru que la dimension communautaire

de nos célébrations pénitentielles(*) aurait donné à

beaucoup d’entre nous l’« envie » de s’exposer ainsi

au regard miséricordieux du Christ et de se laisser « engendrer »

par l’Esprit Saint.

Pourtant, force est de constater, qu’au fil des années,

le nombre des fidèles a diminué à la Toussaint

et durant la période de l’Avent.

 

Que faire alors, en cette période de carême,

qui s’ouvre à nous ?…

Que le prêtre aille au confessionnal et attende

patiemment le pénitent, tel le Saint curé d’Ars ?…

Certains approuveraient, c’est sûr.

Mais à cette époque, c’étaient les fidèles qui attendaient

patiemment dans l’église et le « Saint prêtre »

s’épuisait du matin au soir à confesser !

 

Ce que nous vivons à la retraite des enfants à Vigy,

une fois l’an, éclaire ma lanterne, en ce Carême 2018…

Je me souviens, lors des confessions des enfants,

de certains lapsus théologiques. Ils se trompent dans le

vocabulaire, mais ce sont de grands théologiens !…

 

Ainsi, les catéchistes avaient proposé l’histoire de Zachée,

ce petit homme, qui rencontra Jésus.

« Qu’a fait Zachée, après sa rencontre avec Jésus ?»,

demandait l’animatrice ?

« Il a grandi » a répondu Jules.

C’est vrai que se mettre à genoux pour se confesser,

c’est grandir !… 

 

À Vigy, également, après s’être confessés,

les enfants sont invités à dire l’Acte de contrition.

« Acte de construction » me dit un jour Stéphane…

C’est vrai encore que faire « contrition »,

reconnaître humblement (et régulièrement) ses manques d’amour,

c’est se laisser construire, peu à peu… 

 

Enfin, à la même retraite, Sébastien récitait justement

son acte de « construction », et au lieu de dire :

« Je prends la ferme résolution… » Il dit :

« Je prends la ferme révolution,

avec le secours de votre sainte grâce, de ne plus vous offenser… »

 

Oui,

là encore, si nous réalisions quelle révolution

cela représente de se confesser,

c’est sûr, nous irions sans attendre !

 

*(PS : A noter : prochaine Célébration Pénitentielle avant Pâques :

Mardi 27 mars : 20H15 : église de Metzervisse).

 

                                                                       abbé Joël+

                                                                       (février 2018)

 

 

 

photo édito janvier 2018

 

 

SOYEZ HEUREUX !…

 

Ces deux mots résument bien,

me semble-t-il tous les vœux

que je peux formuler aujourd’hui,

pour vous tous et pour tous ceux

que vous aimez.

 

Je remercie Dieu pour notre belle

Communauté de Paroisses !…

En décembre dernier, on me disait à Metz

combien elle était créative.

Je le crois !…

 

« Soyez heureux ! »

Ce sont les premiers mots de Jésus,

quand il ouvre la bouche.

Selon l’Evangile de St Matthieu,

Jésus les prononce huit fois.

Comme si les Béatitudes indiquaient les vœux

qu’il forme pour ses disciples et pour la foule ;

il s’agit même d’une « grande foule », aux dires

de l’Evangéliste, qui venait de tous les coins frontaliers

de la Galilée, cette route des nations.

 

« Soyez heureux ! »

Ce sont aussi les vœux que je veux formuler

pour ceux et celles que Jésus nomme dans

les Béatitudes, en particulier « les souffrants » :

qu’ils soient malades, âgés, marginalisés,

vivant avec un handicap, ou tout simplement portant

douloureusement leur solitude.

 

Sans doute me direz-vous qu’il est hasardeux

de prononcer de tels vœux pour ceux et celles

qui connaissent ainsi la souffrance.

Il est même hasardeux de prononcer ces vœux

comme une bouteille jetée à la mer,

sans savoir qui la recueillera.

 

Pourtant, prononcer ces vœux,

c’est, me semble-t-il encore,

partager une Espérance qui vient de loin,

de très loin : du plus profond de

nos cœurs habités par la foi.

Nous aurions pu ne pas avoir la foi !…

Il nous faut donc aller jusqu’à ces profondeurs

où elle nous porte à avancer toujours et loin.

 

« Soyez heureux ! »

Mais comment faire pour vivre ce bonheur ?…

Il me revient souvent ce que me disait,

il y a bien longtemps déjà,

notre professeur de théologie :

« Ouvre-toi à la Joie de Dieu !».

 

Bonne et belle Année 2018 à toi !

 

                                                                            abbé Joël+

 

 

 

photo Edito décembre 2017

 

 

« L’HÔTELLERIE DE NOS CŒURS »…

Nous voici donc arrivés,

une fois de plus, en ce beau Temps de l’Avent

qui nous conduit à la grande Fête de la Nativité.

Et voilà des siècles que retentit l’annonce de Sa proximité.

 

Comment se fait-il alors que ses traces

soient si peu repérables ?

Nous avons beau scruter le monde autour de nous,

nous ne l’apercevons pas, ou alors, si peu !

Où donc est-Il parti ?

Au plus intime de nos vies comme sur les places,

tous semblent pouvoir se passer de Lui.

Dieu a disparu de notre paysage, sans faire de bruit.

La nature a perdu son Créateur !

 

Quelquefois, tel un enfant perdu,

Dieu frappe à notre porte :

« Voici que je me tiens à la porte et je frappe » (Ap 3, 20).

Mais il s’en faut de beaucoup qu’on Lui ouvre toujours.

Il y a si peu de place pour Dieu à notre hôtellerie !

 

Mais quand le Père a disparu, les enfants grelottent

de froid.

Que Dieu s’en aille et nous voici en plein hiver.

Toute notre civilisation s’est comme refroidie.

L’Amour aussi.

Nous sommes comme des oiseaux en hiver.

 

Cependant, si nous voulons vivre Noël

comme une rencontre

avec « l’Enfant de la Divine Espérance », 

le temps est venu de parler un langage de conversion,

comme le Baptiste,

de prononcer le « oui » à Dieu, comme le fit Marie,

de surmonter nos doutes comme Joseph,

pour retrouver « ce petit »

qui fit marcher les bergers

et pour l’adorer comme les Mages.

 

Et même le temps du bœuf et de l’âne est là :

ils sont restés eux-mêmes à ce point

qu’ils « reconnurent d’instinct

la main de leur maître » (Is 1,3).

 

Voir Jésus Vivant à nos côtés,

chaque jour,

voilà ce que je vous souhaite !

 

Bon Temps d’Avent,

Belle Fête de Noël !

 

                                                                      abbé Joël+

                                                                   (Décembre 2017)

 

 

 

photo Edito novembre 2017

 

 

DIACRE PERMANENT…

 

Les récentes feuilles paroissiales ainsi que

notre Site Internet (stmaxk.com) et notre mensuel

« Par quatre chemins »

vous ont informés que notre évêque, Mgr Jean-Christophe Lagleize

a appelé au diaconat permanent Thierry Maillot, habitant Volstroff 57.

La célébration eucharistique d’ordination aura lieu en l’église St Nicolas

de Yutz à 16H, le samedi 11 novembre.

Vous y êtes déjà tous conviés, ainsi qu’au « Verre de l’Amitié »

qui suivra.

 

Le Concile dit qu’il restaure le diaconat permanent pour faciliter

« l’accomplissement des fonctions extrêmement nécessaires à

la vie de l’Eglise » (Constitution sur l’Eglise n° 29).

Autrement dit, les évêques, comme les Apôtres à la suite de Jésus,

choisissent des collaborateurs estimés « nécessaires » à la vie de

l’Église dont ils ont la charge. Par le sacrement de l’Ordre, le diacre

reçoit l’Esprit-Saint et entre avec son évêque et les prêtres dans le

statut de « ministres ordonnés ».

 

Le diacre est ordonné « pour le Service ».

Il aide (le mot diacre, du grec diakonos, signifie serviteur ;

le mot diakonia veut dire service) l’évêque dans sa responsabilité

au sein de l’Église locale.

La Constitution « Lumen gentium » (N° 29) dit textuellement :

« Selon les dispositions prises par l’autorité qualifiée, il appartient

aux diacres d’administrer solennellement les baptêmes, de distribuer

l’Eucharistie, d’assister, au nom de l’Église, au mariage et de le bénir,

de porter le viatique aux souffrants, de donner lecture aux fidèles de

la Sainte Écriture, d’instruire et d’exhorter le peuple, de présider au

culte et à la prière des fidèles, d’être ministres des sacramentaux

(dont les bénédictions) et de présider aux rites funèbres et à la sépulture ».

Pour résumer, le diacre permanent est serviteur de la Parole de Dieu,

de la Liturgie, du Prochain, selon la mission donnée par l’évêque et en communion avec lui.

Les 3 curés de Yutz, Guénange et Metzervisse souhaitent que

Thierry exerce son Ministère, dès le départ, dans la dimension de notre Archiprêtré, pour que les fidèles le connaissent mieux encore.

Les prêtres le savent bien : les ministères diaconaux se définissent

en trois grands types : d’une part des diacres assumant des

services d’Église, dont le cadre dépasse celui de la paroisse, de

l’Archiprêtré et même du Diocèse, voire au niveau National,

(c’est le cas de notre diacre Dominique D.)

et d’autre part, des diacres qui sont serviteurs de la vie paroissiale,

« disponibles pour l’annonce de l’Évangile et de la Charité de l’Église ».

Il est fréquent, même, que leur seule présence en milieu professionnel

soit l’essentiel de leur mission, comme signes du « Christ Serviteur ».

 

Mais pour l’Heure,

il nous faut nous réjouir de cette ordination prochaine,

où nous comptons sur votre présence nombreuse

pour entourer Thierry et prier pour lui et toute sa famille.

 

Déjà Merci à tous !

 

                                                                                    abbé Joël+

                                                                                    (Novembre 2017)   

 

photo Edito octobre 2017

 

« INTOLERANCES ALIMENTAIRES ou AUTRES »…

 

En ce mois d’Octobre,

bien des « inscriptions » aux sacrements de l’Eglise

ont déjà été enregistrées en notre secrétariat, pour

cette Nouvelle Année Pastorale 2017-2018 : 

baptêmes, premières communions, confirmations,

mariages…

Certains même ont été très prévoyants en réservant 

le restaurant, un an à l’avance, m’a-t-on confirmé.

 

Pourtant, à propos de restauration,

il est un repas qui mérite toute notre attention,

c’est l’Eucharistie Dominicale.

 

L’Église, sans renoncer à l’unicité du rite romain,

a diversifié ses propositions :

  • messe sans gluten,
  • messe sans alcool (sur autorisation expresse du Vatican)
  • messe sans encens…

Mais, afin d’étoffer les propositions et de mieux

« coller à la demande », certains voudraient aussi opter pour :

  • la messe sans geste de paix,
  • la messe sans latin ni mention de « sacrifice »,
  • la messe sans chant, (une « messe basse » quoi),
  • la messe sans homélie,
  • la messe sans enfants qui font du bruit,
  • la messe sans mamie qui laisse tomber sa canne,
  • la messe sans le monsieur qui chante faux juste à l’arrière,
  • la messe avec de vraies hosties blanches,
  • la messe sans chant écrit entre 1954 et 2000,
  • la messe sans accent polonais ou africain,
  • la messe sans le vicaire qui prêche trop longtemps,
  • la messe sans le regard furieux du curé…

 

Il y aurait une autre proposition à approfondir

sur le cœur de l’Eucharistie :

Son lien unique avec le Christ !

 

Prenons le temps d’y réfléchir !…

 

                                                                                  abbé Joël+

                                                                                  Octobre 2017   

 

 

photo Edito septembre 2017

 

POUR UNE RENTRÉE PEU ORDINAIRE …

         « sur les chapeaux de roues »…

 

Après le Temps de l’Eté,

voici donc que sonne l’heure de la Rentrée !…

Une nouvelle Année Pastorale s’ouvre à nous.

 

Des rendez-vous sont déjà prévus :

+ Ainsi, à l’initiative de M. le Maire de Metzeresche, M. Hervé Wax,

nous accueillerons avec joie notre évêque, qui présidera l’eucharistie

du dimanche 10  septembre, à 10H30, en l’église de ce village,

à l’occasion des 35 ans de la chorale et de la réfection des peintures de l’église. Vous êtes déjà tous invités au « Verre de l’Amitié » qui suivra.

A 15H30, l’évêque rencontrera fraternellement les maires

qui seront disponibles.

A 16H, en l’église St Nicolas de Yutz, j’installerai, en tant qu’archiprêtre,

le P. Nicolas Klein, comme curé, lequel résidera au presbytère

St Nicolas et j’accueillerai le P. Jean Dominique Abrell, dominicain, comme prêtre coopérateur au service de cette même Communauté.

Mgr l’évêque lui confie également un service de prédication itinérante sur le diocèse.

Le P. Jean Dominique logera au presbytère St Joseph, dès que celui-ci sera rénové.

 

+ Le dimanche 1er octobre, à 10H45, en l’église de Metzervisse, sera célébrée notre « Messe de Rentrée Paroissiale ».

Là encore, vous êtes tous : enfants, jeunes, adultes, cordialement invités à cette unique eucharistie, qui nous rassemblera en une seule Assemblée – (Ecclesia en grec).

 

+ Le Samedi 11 novembre, à 16H, en l’église St Nicolas de Yutz, Mgr l’évêque ordonnera diacre permanent Thierry Maillot, habitant Volstroff.

Qu’une telle ordination puisse être célébrée en notre archiprêtré, pour un membre de notre Communauté est pour nous tous source de Grande Joie !…

Nous comptons sur votre présence, tant à ce rassemblement eucharistique qu’au « Verre de l’Amitié » qui suivra et où nous pourrons exprimer toute notre sympathie à Thierry.

 

Vous l’aurez bien compris, pour cette nouvelle Rentrée Paroissiale parmi vous, mon souhait, pour notre Communauté, est qu’elle reste une vraie Communauté où l’on se retrouve régulièrement, tous ensemble, pour partager la prière, l’Eucharistie, la convivialité et l’engagement au service des autres.

 

La Paroisse n’est pas un « self-service religieux » où l’on viendrait seulement demander occasionnellement un baptême, un mariage, des funérailles ou une catéchèse pour les enfants…

 

Elle est beaucoup plus :

elle est le Rassemblement des frères,

l’Église,

la Communauté fraternelle et spirituelle qui peut faire signe à ceux qui ne la rejoignent pas encore !

 

À chacune et à chacun,

Bonne Reprise !

 

                                                                                  abbé Joël+

                                                                               (Septembre 2017)

 

 

photo édito août 2017

 

 

« Notre-Dame du Sacerdoce »…

 

Oserai-je vous le confier ?

De même que je prie tous les jours pour

chacune et chacun de notre communauté,

j’espère que l’on prie aussi pour moi.

 

Lors de son élection, le Pape François

nous a demandé de prier pour lui,

et il nous le demande régulièrement.

 

Les prêtres ne sont pas des chefs d’entreprise,

mais des frères…

Et un curé a besoin de sentir que sa paroisse

est une famille.

Les fidèles ont besoin de leurs pasteurs et inversement.

Aussi, la prière réciproque est essentielle dans

nos communautés et elle dénoue bien des situations.

 

Mais peut-être que vous vous armez de beaucoup

de patience envers votre curé ?…

Rassurez-vous, lui aussi, peut-être, envers vous…

 

« Le plus beau sanctuaire, la plus brillante garde,

le temple le plus majestueux est le prêtre.

Toutes les églises du monde peuvent s’écrouler,

si le prêtre survit, l’eucharistie sera célébrée et

Christ recommencera à devenir physiquement présent »,

a écrit le vénérable cardinal Van Thuan, archevêque de

Saigon, emprisonné par les autorités communistes

pendant treize ans (+ 2002).

 

Notre-Dame du Sacerdoce,

Mère du Christ-Prêtre,

apprenez-nous à prier plus souvent  

pour les prêtres,

ceux qui nous sont confiés

et ceux du monde entier.  

 

abbé Joël+  

(Août 2017)    

 

 

photo édito juillet 2017

 

 

L’ANGELUS DU VILLAGE…

 

Vous en avez sans doute entendu parler…

A Roullours, petit village tout près de Vire,

dans le Calvados, quand les cloches de l’église

se mettent à sonner l’Angélus, la connexion Internet

« saute »… jusqu’au dernier tintement.

 

Depuis un an, le phénomène se répète invariablement

à 7H, 12H et 19H.

L’Angélus sonne en effet traditionnellement trois fois

par jour, trois fois trois coups, puis en volée.

De mémoire de technicien d’Orange,

« on n’a jamais vu ça ! » rapporte la presse locale.

On croirait un épisode de Don Camillo !…

 

Sur L’Angélus, célèbre tableau de Jean-François Millet,

on voit deux paysans interrompre leur travail

dans les champs et poser leurs outils pour se mettre

humblement en prière.

Au loin, en arrière-fond, il y a le clocher…

Aujourd’hui, l’appel des cloches suspend moins

souvent l’agriculteur que le geste auguste du surfeur !…

Et à défaut de susciter une prière, cette « pause forcée »

interrompt peut-être l’achat compulsif, le mail maladroit,

le tweet lapidaire ou le commentaire incendiaire et tous

ces clics trop rapides dont on pourrait se passer aisément.

 

Evidemment, que tous les techniciens « sèchent »

ne prouve pas l’absence d’explication rationnelle.

Plusieurs hypothèses sont d’ailleurs esquissées,

même si aucune, à ce jour, ne semble se confirmer :

magnétiques, électriques, ondulatoires…

Et puis, peut-être, est-ce tout simplement le hasard ?…

Qui n’est jamais, comme disait Albert Einstein,

que « Dieu qui se promène incognito ».

En cette période de vacances,

je vous souhaite d’entendre

là où vous serez, l’Angélus sonner,

sans que votre connexion Internet s’arrête

et de faire une pause pour rencontrer un court instant

ce « Dieu qui se promène »…

 

                                                                      abbé Joël+

                                                                      (Juillet 2017)

 

photo Edito juin 2017

 

RESSOURCEMENT…

   AU MONT STE ODILE…

 

Nous étions 31 personnes de notre archiprêtré

à partir pour un W. End de Ressourcement,

du 29 avril au 1er mai 2017, au Mont Ste Odile, en Alsace…

Depuis une quinzaine d’années, les monastères,

les lieux de pèlerinages, les communautés

ou les foyers de charité accueillent de plus en plus de gens…

Au point qu’il faut parfois s’y prendre un an à l’avance

pour réserver les places.

 

Lors de ce W. End, j’ai été très touché par

la qualité relationnelle des personnes de notre groupe,

comme par la profondeur spirituelle de chacun…

Les lieux peuvent être très propices pour ces retrouvailles

avec Dieu et avec les autres.

Matin, midi et soir, les cloches de l’église nous appelaient

à la prière.

Et chaque jour, nous avions la possibilité de célébrer

l’Eucharistie.

Rythmer ainsi nos vies nous fait grandir…

 

Notre évêque, dans sa Lettre Pastorale

« Pour une Eglise de disciples-missionnaires » nous le rappelle :

« J’ai constaté que dans les communautés où une véritable

proposition de prière est mise en place, le dynamisme pour la

mission grandit… C’est en s’attachant au Christ, dans la prière,

que les baptisés puisent la force d’annoncer l’Evangile à leurs

frères et se laissent renouveler eux-mêmes dans leur attachement

au Seigneur »… (page VI).  

 

Il fallait voir avec quelle profondeur

et ouverture spirituelles nous avons vécu le « Chemin de Croix »

improvisé dans une salle de conférences…

Chacun était invité à lire, à méditer, à porter la croix

spontanément.

Et tous s’y sont mis !…

 

Quand la prière devient spontanée, naturelle, instinctive,

alors nous partageons déjà la Joie de connaître le Christ,

et de l’aimer…

 

Merci à tous !

 

                                                                           abbé Joël+

                                                                        (Juin 2017)

 

photo Edito mai 2017

 

LE PRÊTRE, CET HOMME FRAGILE…

 

J’ai attendu avant d’écrire cet édito…

En effet, il y a des départs qui se respectent,

mais qui se passeraient de fanfare !

C’est le cas du départ du Père David Gréa,

curé très actif à Lyon, qui annonçait à ses paroissiens,

en mars dernier, qu’il souhaitait désormais

fonder une famille.

Là encore, la chose se respecte,

mais la manière dont l’intéressé et le diocèse de Lyon

ont communiqué me laisse pantois !…

 

En effet, ce prêtre, par l’entremise du Cardinal de Lyon,

a rencontré le pape pour lui partager son désir

de continuer à être prêtre tout en pouvant se marier.

Puis, le cardinal a finalement demandé au Père David

« de prendre du recul »… Autrement dit, le cardinal

l’a « mis au vert »… (Que pouvait-il faire d’autre ?…)

 

Que ce prêtre veuille se marier, très bien pour lui,

mais qu’on n’en fasse pas un héros !

Sa décision de se marier a fait plus de bruit que le peuple

de ceux qui tiennent leur fidélité.

Certains ont dit qu’il avait « le droit de suivre son cœur »…

Le critère du discernement de la vérité n’est pas

l’émotion affective ou le sentiment immédiat.

Mais la parole, un jour donnée.

 

Ce qui m’a le plus frappé c’est que ce prêtre

a écrit à ses paroissiens que son départ était, selon lui,

« la volonté de Dieu ».

Faut-il faire passer l’inconstance de nos cœurs pour la

volonté de Dieu ?…

 

La vraie question demeure pour nous tous, que l’on soit

ministres ordonnés : prêtres ou diacres,

religieux, consacrés, fidèles laïcs, mariés ou célibataires :

Jésus-Christ vaut-il la peine que nous lui consacrions

toute notre vie ?…

Je le crois, avec la grâce de Dieu.

 

                                                                    abbé Joël+

                                                                  (mai 2017)
 

photo Edito avril 2017

 

P Â Q U E S   2017…

Elles n’en reviennent pas !…

Le commencement de l’Eglise,

c’est quelques femmes devant un tombeau vide.

 

Le commencement de l’Eglise,

ce n’est pas la basilique St Pierre, avec ses grandes liturgies.

Ce n’est pas la foule des JMJ.

Ce n’est pas la journée des jeunes de notre zone pastorale.

Ce n’est même pas l’assemblée eucharistique

l’église de Distroff un soir de Noël

ou de Veillée Pascale!…

 

Le commencement de notre foi,

c’est une Absence !…

 

Aurons-nous un jour l’audace de regarder cela en face :

Il nous a laissé Son Absence…

 

On ne peut entrer dans l’expérience de la Résurrection

qu’en faisant un détour par l’Absence…

En renonçant à toutes les images et à toutes les ressemblances

qu’on pouvait se faire de la Résurrection.

 

Ces femmes devant le tombeau vide

sont pour nous la figure de la foi,

une foi qui ne repose pas sur des preuves matérielles

ou des démonstrations scientifiques,

mais seulement sur une Parole…

 

Ainsi, la foi semble être quelque chose d’infiniment fragile,

aussi fragile que la flamme des cierges que nous tenons

en main, le soir de la Veillée Pascale…

Et pourtant, à celui qui se tient dans la mémoire confiante

en l’homme de Nazareth, il est donné de marcher

de clarté en clarté.

Il ne faut pas que nous marchions seuls.

La nuit est trop profonde.

Il faut que nous marchions en caravane, en équipes,

en fraternités, en communautés.

Car la seule chose qui peut parler au monde d’aujourd’hui,

c’est le témoignage communautaire que nous donnerons

à ceux dont nous croiserons la route…

Ce « voyez comme ils s’aiment » qui vaut tellement de paroles…

 

Ces femmes qui courent au tombeau sont admirables !

Un jour, elles ont osé croire qu’on pourrait bien les croire.

 

Il nous revient donc de prendre le relais

de ces femmes de l’Evangile.

Et de nous mettre en route.

 

Belle Semaine Sainte !

Belle Fête de Pâques !

                                                                             abbé Joël+

                                                                             (avril 2017)

 

 

photo Edito mars 2017

 

É P R O U V E R . . .

 

Autant certains apprécient le temps de l’Avent,

autant ils appréhendent le temps du Carême.

Ils le vivent même comme une épreuve…

 

Éprouver…

Est-ce bien par hasard

si ce même verbe s’emploie

pour dire des choses si différentes

et même contradictoires ?

 

J’ai été éprouvé par la perte d’un proche,

d’un amour,

par les dures conditions du travail ou de la marche.

J’ai même volontairement mis mon corps

à l’épreuve sportive ou autre,

pour toucher à mes limites…

Dit-on souvent…

Éprouver pour prouver…

 

Pourtant,

on éprouve aussi souvent

de la joie, de l’empathie, de la compassion,  

de l’affection, de l’amitié,

de la tendresse et même de l’amour…

 

Le temps d’éprouver est donc aussi

tout cela à la fois.

 

Et si, en ce Carême 2017,

on se mettait à éprouver un heureux

Temps de Grâce dans la communion

avec Dieu et avec les autres ?…

                                                                          abbé Joël+ 

                                                                          (Mars 2017)

 

photo Edito février 2017

 

« LE PREMIER JOUR DE LA SEMAINE »…

 

« Enfin le week-end ! » disons-nous parfois.

Ce qui signifie : « C’est bientôt dimanche ! ».

Car le samedi est souvent encore occupé

à « faire les magasins », et donc à remplir le frigo,

à vider les poubelles, à tondre le gazon (…en été).

Bref à s’acquitter des obligations qu’une semaine

bien remplie nous a empêchés d’accomplir…

 

Le voilà donc, finalement, ce repos bien mérité

du dimanche, qui ne dure qu’un seul jour

et s’achèvera, pour les plus anxieux d’entre nous,

avec l’angoisse du soir, quand on sent la semaine chargée

qui arrive…

 

Pourtant, il est une toute petite phrase, que prononce

le prêtre, à la messe dominicale, et qui devrait attirer

toute notre attention au début de la prière eucharistique :

«… Nous voici rassemblés devant toi, et dans la communion

de toute l’Eglise, en ce premier jour de la semaine… »

 

Non plus donc « Enfin dimanche ! »,

car le dimanche n’arrive plus à la fin.

Mais premier jour de la semaine, il cesse d’être

cette nuit que ma fatigue attend.
Il est désormais comme un matin.

Il est la résurrection de ma chair,

et je m’y repose bel et bien,

mais non tant de la semaine écoulée

qu’en vue de celle qui arrive.

Il est ce jour qui donne jour à ceux qui vont suivre…

 

En un mot, lundi est second.
Il n’arrive qu’après.

Comme le souci du monde vient après la Bonne Nouvelle !

A l’heure où l’on nous annonce que

les grands magasins parisiens seront bientôt

tous ouverts sept jours sur sept,

Bon Dimanche, 1er jour de la semaine !…  

 

                                                                                        abbé Joël+

                                                                                        (février 2017)    

  

  

photo-edito-janvier-2017

 

2 0 1 7…

 

Honnêtement, pour 2017,

a-t-on autant besoin que ça

d’un président de la République ?…

D’accord, ça nous occupe.

Qui se présente, contre qui,

pour faire quoi, qui a ses chances,

qui n’en a aucune : bref, ça nous occupe.

 

Mais justement : ça nous occupe tellement

qu’on frise l’overdose et qu’on frôle le ras-le-bol.

On ne parle plus que de ça,

on n’entend plus parler que de ça.

Comme si savoir qui va être le prochain président

était la seule chose qui vaille,

à l’exclusion de tout le reste.

Alors que, franchement, quand on voit

ce qu’il leur arrive et comment, la plupart du temps,

ce n’est qu’une source de problèmes et d’ennuis,

on ne voit pas trop quel est l’intérêt de vouloir

à tout prix le devenir.

 

En réalité, cette histoire de président de la République

ça nous rend dingues…

Aussi bien ceux qui rêvent d’être président

que nous tous qui ne parlons plus que de cela.

 

Et si on essayait, juste pour voir, de se passer

d’un président de la République ?

Quel calme d’un seul coup !

Plus de bagarre, plus de querelles,

plus de petites phrases blessantes,

plus de sondages, plus d’émissions interminables,

plus d’hystérie, plus d’intox…

 

Bon, c’est sûr, il faudrait voir comment ensuite

on se débrouillerait sans président…

Ecoutez, un problème après l’autre.

On verra bien.

Pour le moment,

que le Seigneur préside nos vies !

Très belle année 2017 !

                                                                            

                                                                              abbé Joël+

                                                                                  (Janvier 2017)

 

photo-edito-decembre-2016

 

À GENOUX DEVANT L’ENFANT…

 

Oserai-je vous faire une confidence ?…

Quand je parle avec un athée, je suis souvent déçu :

non pas parce qu’il est athée, mais parce qu’il l’est rarement

jusqu’au bout.

Il ne croit en rien, sauf en cette croyance elle-même

qui donne à son athéisme des airs supérieurs.

Je me dis parfois que cet athée a assez de confiance en lui

pour n’en avoir pas en son Créateur et Sauveur.

 

L’athée « croit savoir ».

Le chrétien, lui, « sait qu’il croit » : il met sa confiance en Dieu.

Confiance faite et refaite, dans les doutes et l’espérance.

Confiance donnée en un Dieu qui se fait petit enfant.

Confiance dont il fait une prière :

« Vois, mon Dieu, je suspends ma vie à Ton Amour…

Alors, révèle-le, encore et toujours ! »

 

Le véritable athée est chose rare.

L’Église primitive passait, elle-même, pour incroyante.

En effet, si dans leur genre de vie, les chrétiens se conformaient

aux usages de leur pays, sur un point ils se démarquaient :

ils refusaient de plier le genou devant l’empereur.

Ce genou, que raidissent les grandeurs du monde,

flanche cependant, pour le croyant,  devant de très simples choses :

une mère à l’enfant,

un nouveau-né couché dans une mangeoire,

le pain quotidien de l’Eucharistie,  

le « Dieu condamné à mort » par les puissances

de l’Etat (Pilate),

de l’argent (Judas)

et même de la religion (Caïphe).

 

Oui, le chrétien a aussi quelque chose

de l’athée.

Il n’adore aucun dieu, sauf UN,

dont il accorde que, parfois, il se tait.

Pourtant, il ne conclut pas du silence de Dieu

à son inexistence.

 

Quand le monde semble démentir sa Présence,

quand Dieu devient « plus absent qu’un mort »,

dira Simone Weil,

l’oreille du chrétien ne se ferme pas,

elle se creuse.

 

Le chrétien attend et guette jour après jour,

au cœur de ce monde,

la Naissance de l’Enfant

de la Divine Espérance !…

Alors,

l’athée qui sommeille en chacun d’entre nous

se met à fléchir le genou à contempler

et même à adorer…

 

Bon Temps d’Avent !

Belle Fête de Noël !

 

                                                                      L’EAP et l’abbé Joël+

                                                                   (Décembre 2016)

photo-edito-novembre-2016-1


NOVEMBRE…

         UN TEMPS POUR NOUS SOUVENIR…

         ET UN TEMPS POUR REMERCIER…

 

En ce mois de novembre, beaucoup d’entre nous

vont encore au cimetière…

Tous ont une pensée pour nos défunts.

Nous prions aussi pour eux, peut-être dans un

climat de sérénité plus apaisé qu’au moment du décès,

même si la blessure demeure encore.

 

Le mercredi 2 novembre, à 10H45, l’Eucharistie est

célébrée  en l’église de Metzervisse,

pour tous les fidèles défunts,

et particulièrement pour tous ceux qui nous ont quittés

depuis l’an passé.

 

Ce jour, les membres des équipes funérailles sont

presque au complet, et ce sont eux qui animent la

messe.

Leur rôle n’est pas seulement d’aider les familles

à préparer la cérémonie, mais de leur apporter

un soutien par leur présence.

C’est un des rares moments où l’Eglise, par eux,

 se fait proche non seulement des pratiquants,

mais aussi de ceux qui sont en chemin et qui viennent

demander prière et réconfort.

 

Aussi, en ce mois de novembre,

qu’il me soit permis de remercier tous les membres

de nos équipes funérailles, pour leur grand service

d’Eglise !

 

                                                                      abbé Joël+

                                                                      (Novembre 2016) 

 

 

photo-edito-octobre-2016


DE LA DIMENSION RELIGIEUSE

DE L’ÊTRE HUMAIN…


Pourquoi une église ou une chapelle ?

Elles sont des symboles chrétiens, des signes

religieux ostentatoires diront certains…

 

Pourtant, tous peuvent y entrer :

les pauvres, les nécessiteux, les personnes

en quête de sens, et même les autres, tous les autres…

 

Quand nous déciderons-nous à honorer

la dimension religieuse de l’être humain ?

Quand nos sociétés sécularisées et athées,

fascinées par l’idéologie du progrès et de l’argent,

cesseront-elles de décréter l’absurdité des religions ?

 

Les jeunes ne reçoivent plus aucun enseignement

de nature à les aider à se comprendre

dans la profondeur de l’âme et de ses aspirations.

Pas étonnant alors que de jeunes fanatiques,

aux thèses islamistes,  ont fait du meurtre

de personnes innocentes, mais qu’ils jugent coupables,

l’apogée de leur piété.

 

Qui viendra s’opposer et corriger ces doctrines ?

Quels enseignants sont formés à comprendre

les mécanismes religieux de l’âme humaine ?

Nos écoles, dans le silence froid de la laïcité,

ont déjà exclu Dieu de l’horizon de l’existence humaine.

Sans une prise en main rapide, la perversion religieuse

se répandra.

 

Et nos responsables politiques ne pourront longtemps

s’acquitter de leur responsabilité par quelques tweets

de condamnation.

Ils devront eux aussi s’engager et travailler à mieux

comprendre la nature spirituelle de l’Être humain.

 

                                                                      abbé Joël+

                                                                      (Octobre 2016)