ÉDITO

ÉDITO 07 08 22

 

Les mois de juillet et d’août :

 

            Mois des vacances, de la liberté, du soleil, où l’on prend le temps d’écouter la conversation des étoiles et de contempler la beauté des fleurs le long des chemins de promenade. Oui, pour beaucoup ces deux mois cassent le rythme quotidien, créent du temps pour la rencontre, la détente, les voyages. Tandis que d’autres s’affairent dans leur bureau pour clôturer les travaux en cours avant de bénéficier à leur tour des joies simples d’un quotidien sans stress. Un certain nombre enfin n’aura pas la faculté de respirer hors de chez soi, enfermé dans la routine des jours ou limité dans ses déplacements par l’âge ou la maladie.

            Et pourtant, je le crois, ces mois d’été nous sont offerts à tous et à chacun, comme un véritable cadeau pour nous arrêter, nous poser, retrouver nos assises et prendre du recul pour relire notre vie avec le Seigneur.

            Oui, ces deux mois qui viennent sont une belle occasion de quitter l’agitation du quotidien pour prendre le temps de contempler notre vie, celle du monde, pour nous ressourcer et redonner de la saveur à ce que nous vivons, personnellement et avec d’autres. Pour cette rencontre avec nous-mêmes, n’hésitons pas à inviter l’Esprit Saint : dans la prière, dans le silence et l’écoute de la Parole de Dieu, il nous aidera à rafraîchir notre regard sur les événements et à mettre en lumière le sens de notre vécu, de nos relations humaines et de notre quête de spirituel. Il renouvellera nos forces de résurrection pour traverser les épreuves et avancer plein d’espérance jour après jour. 

Juillet, août : deux mois pour s’aérer le cœur et repartir, poursuivre son chemin de vie plus heureux, plus lumineux au point de partager un rayon de soleil sur le visage des autres.

Bonnes vacances à tous !

                                                                                   Abbé Pierre LE VAN DUNG

 

 

photo ÉDITO

 

Le mois de juin

 

Mois de juin, mois où la nature se gorge de soleil, où la lumière donne une nouvelle vie aux couleurs, où chacun profite des jours les plus longs. Mois situé en plein milieu de l’année civile, où les étudiants et les autres évaluent le travail accompli, essaient d’en mesurer le résultat, formulent de nouveaux projets et s’interrogent sur les chemins d’avenir les plus sûrs pour les atteindre. Dans ces moments de relecture, même s’il faut admettre que nous parvenons rarement à la hauteur de nos espérances, il est bon aussi de nous réjouir pour tout ce qui a été bien vécu, pour le côté positif de notre vie. Ce temps d’arrêt peut aussi emmener le croyant un peu plus loin et l’inviter à saisir l’action du Seigneur, à repérer ce qu’il a fait germer en nous et autour de nous.

En juin, la liturgie va dans ce sens en nous proposant des figures évangéliques qui ont accepté de cheminer avec le Christ, de se laisser transformer par lui et d’en témoigner jusqu’au martyre.

Le 4 juin, femme, reine, amie des saints de son temps, apôtre en quelque sorte auprès de son mari Clovis et à travers lui de tout un peuple : telle fut Clotilde.

Le 24 juin, la nativité de Saint Jean-Baptiste nous rappelle le chemin d’humilité de ce précurseur : « Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales ; il faut qu’il croisse et que je diminue. » Jean-Baptiste nous invite à enraciner notre foi dans Celui qui est source de toute lumière.

Quelques jours après, le 28, Saint Irénée nous redit que « la gloire de Dieu est l’homme vivant, la gloire de l’homme est dans les mains de Dieu ». C’est son message de pasteur évangélisateur vécu jusqu’au don total.

Saint Pierre et Saint Paul fêtés le 29 juin, sont devenus les colonnes de l’Eglise naissante. Et pourtant, avant leur martyre, tous deux étaient passés par le reniement et l’opposition au Christ. Le regard miséricordieux du Seigneur les a convertis et a motivé leur engagement d’apôtres infatigables de l’évangile, même au prix de leur vie.

Ces Saints demeurent des modèles de foi et d’audace apostolique. A nous aujourd’hui, de marcher à leur suite en fidélité à notre mission de baptisé, forts de l’Esprit Saint toujours à l’œuvre au cœur de chaque disciple- missionnaire, au cœur du monde.

                                                                                                 Abbé Pierre LE VAN DUNG

 

 

photo Edito mai 2017

 

Déclaration de Mgr Éric de Moulins-Beaufort,

 

Au sujet du conflit militaire en Ukraine

La décision du Président de la Fédération de Russie d’intervenir militairement en Ukraine enclenche un processus de guerre qui suscite en nous une immense inquiétude. La Fédération de Russie, quoi qu’il en soit de ses raisons, brise unilatéralement un processus de paix engagé depuis des années et viole le droit international ; les ukrainiens défendent leur pays, avec ce qu’il représente d’histoire et culture, de marche dans la dignité vers la liberté. Les Européens savent que la guerre n’est jamais une solution. Ils savent aussi qu’il ne peut y avoir de paix sans justice ; de nos jours, la justice passe par le respect du droit international.

À la suite du pape François et en union avec les évêques de France, j’appelle les catholiques de France à prier pour les ukrainiens et pour le retour de la paix en Ukraine, pour toutes les victimes de la violence aveugle que porte la guerre. Prions aussi pour le peuple russe tout entier, dans sa diversité. Dans notre prière, n’oublions pas les soldats, les familles qui seront endeuillées, les personnes qui seront blessées. N’oublions pas non plus les populations civiles et, parmi elles, les plus fragiles et les pauvres qui sont trop souvent les premières victimes des conflits. La responsabilité des dirigeants qui décident la guerre est immense à leur égard.

Les catholiques prieront en particulier comme l’a suggéré le Pape lors du mercredi des cendres, le 2 mars prochain. Ce jour-là, les chrétiens entrent en carême et sont invités à prier davantage et à jeûner. Nous offrirons cela pour la paix et la justice, en communion avec tous ceux qui en Ukraine et en Russie aspirent à la paix, à la vérité et à la justice.

Que le Seigneur éclaire les gouvernants, convertisse les cœurs qui doivent l’être et soutienne tous ceux qui se mobiliseront pour restaurer la paix, le dialogue et la concorde entre les peuples. Qu’il inspire aux évêques des différentes confessions les paroles et les gestes qui réconforteront et qui serviront le véritable esprit de paix.

 

                                                                                      Paris le 24 février 2022

 

                                                                                      Mgr Éric de MOULINS-BEAUFORT, archevêque de Reims et                                                                                           président de la Conférence des évêques de France

 

 

ÉDITO AVRIL

 

EN CHEMIN VERS PÂQUES

 

De dimanche en dimanche, le temps du carême nous aide à changer nos cœurs, à revenir au Seigneur, à faire germer dans nos vies la joie qui éclatera à Pâques.

Quarante jours d’efforts, d’entraînement, d’apprivoisement aussi : temps d’écoute approfondie de la Parole de Dieu pour en retrouver la saveur, pour lui permettre de redonner du goût à notre vie.

Quarante jours pour ouvrir notre cœur à Dieu, aux autres et redonner du souffle à notre vie intérieure. Un chemin de vérité, vécu personnellement et en Église, qui nous amène à Pâques. Le Christ chemine à nos côtés, non pas pour ignorer la maladie, la mort, pas davantage pour supprimer les tempêtes de nos vies et celles du monde, mais pour nous aider à donner du sens à ce que nous vivons, à traverser les difficultés avec lui.

Nous pensons au peuple Ukrainien qui traverse actuellement des moments difficiles. Dans ce pays coulent des fleuves de sang et de larmes.

Ils approchent les jours saints, ceux de la passion de Jésus et du don ultime de sa vie. Avec les disciples de l’Évangile, nous allons une nouvelle fois suivre le Christ, redécouvrir le cœur du Maître et mieux saisir l’immensité de l’amour de Dieu. Le matin de Pâques nous ouvrira à la révélation de la victoire de Dieu sur le mal et sur toute mort.

Mais Pâques, c’est tous les jours si nous le voulons : c’est chaque fois que nos existences guettent ce qui surgit de beau et de bien et s’ouvrent à la lumière nouvelle du Ressuscité. C’est quand, malgré nos difficultés et nos souffrances, nous avons encore envie de transmettre le goût d’aimer. Pâques fait de nous les témoins émerveillés d’un Dieu de vie et d’amour qui nous précède au cœur du monde.

Dieu continue à avoir besoin de nous pour aider nos frères et sœurs à ressusciter à leur tour, à être force de vie, d’espérance, d’amour.
Que la joie de Pâques illumine et transforme vos réalités quotidiennes et fasse de vous des « ressuscités ».

Joyeuse Pâques à vous !

 

                                                                                     Abbé Pierre LE VAN DUNG

 

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Carême : chemin de foi, chemin de résurrection…

 

Ce cheminement spirituel débute le mercredi 2 mars par l’imposition des cendres : « Convertissez-vous et croyez à l’évangile ».

Recevoir les cendres, c’est reconnaître sa petitesse et sa pauvreté devant Dieu et espérer sa miséricorde.

Recevoir les cendres, c’est un signe qui dit que nous sommes prêts à remplacer le feu du mal par le feu de l’Amour, cet amour du Seigneur qui éclaire, réchauffe, réconforte, guide et encourage nos efforts sur nous- mêmes, d’entraide avec les autres, de prière, de conversion.

Entrer en Carême, c’est prendre la route vers les terres nouvelles où l’Esprit veut nous guider, se mettre à l’écart pour faire silence et être ainsi réceptif à la Parole de Dieu.

Entrer en Carême, c’est se donner les moyens concrets dans la prière, la pénitence et l’aumône de discerner les priorités de notre vie : laisser le Christ nous habiter pour mieux vivre son évangile et nous ouvrir aux autres.

Entrer en Carême, c’est chercher à accorder notre vie au désir de Dieu, en fidélité à sa Parole : notre meilleur guide, lumière de nos pas, lampe de notre route.

Quarante jours de marche durant lesquels nous cheminerons jour après jour malgré les faux pas et les échecs, les jours où l’action du Christ est visible et les autres où il semble oublier notre terre, seuls et en Eglise, en communautés de croyants qui, ensemble, veulent se mettre à l’écoute du Seigneur et l’accueillir dans leur vie.

Au long de ce Carême qui commence, je souhaite pour chacun d’entre vous que la Parole de Dieu se fasse rendez-vous quotidien, qu’elle nourrisse votre foi et grandisse votre amitié avec le Christ. Revenant à Lui du plus profond de notre cœur, ensemble, nous serons prêts à accueillir la joie de Pâques. Ce chemin de foi fera de nous des ressuscités avec le Christ. Nous pourrons alors chanter et proclamer : « Tu es là au cœur de nos vies, bien vivant, ô Jésus-Christ ! »

Bonne route vers Pâques.

           

                                                                                            Abbé Pierre LE VAN DUNG

 

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FEVRIER 2022.

 

Février : un mois terne et froid où la nature souffre encore de l’hiver tout
en accumulant discrètement la richesse de vie qui va se déployer au printemps, un mois liturgique « ordinaire » entre les célébrations lumineuses de Noël et le chemin de Carême menant à la Résurrection, un mois où l’on pourrait croire la foi en veilleuse, mystère plus que révélation…
Et pourtant des visages vont surgir durant ce mois, des visages qui méritent toute notre attention :
– Le 2 février, Marie et Joseph viennent selon la loi de Moïse, présenter leur enfant au Seigneur. Ils sont accueillis par des personnes « justes et religieuses » : Syméon et Anne, qui mesurent toute la portée de cette simple démarche : « mes yeux ont vu le salut » (Lc 2,30). Syméon témoigne que Dieu est venu établir sa demeure au cœur de notre humanité comme une source d’amour et de fidélité, pour que d’autres rencontrent à travers nous l’humble présence du Sauveur. Cette belle mission d’incarner les différents visages du Christ est celle de la Vie Consacrée qui pour cette raison, a fixé sa journée mondiale le 2 février. En effet, les religieux choisissent de se consacrer totalement à Dieu et à l’annonce de son évangile. Mais c’est aussi la vocation de tout chrétien : être signe de la présence de Dieu pour tous. Si la vie consacrée est le signe du Royaume et de la manière de vivre du Christ, ce signe est aussi vital pour chaque baptisé.
– Autres visages parlants durant ce mois de février : les malades pour lesquels l’Eglise a instauré une journée mondiale le 11 février. Autour d’eux s’activent les soignants, les équipes d’aumônerie, les bénévoles, tous complémentaires dans leur mission au service de l’homme. C’est l’occasion de redire notre foi en Jésus Christ, présent aux côtés de ceux qui traversent l’épreuve dans leur corps et dans leur cœur. Jésus Christ, lumière, est descendu dans notre nuit en nous montrant le chemin de la vie.
– Nos visages, heureux comme Syméon, de reconnaître en Jésus celui qui est présence de grâce, de nouveauté et de paix dans notre quotidien. Qu’il soit lumière et vie pour chacun tout au long de ce mois !

 

                                                                                                  Abbé Pierre LE VAN DUNG

 

Photo liturgie février 2021

 

Une nouvelle année commence…. 2022

 

Les fêtes de fin d’année qui se terminent nous ont permis de vivre de beaux moments de rencontre avec familles et amis, ainsi que des actions solidaires pour des personnes dans le besoin.

L’année 2021 s’en va avec son lot de joies et de peines : des naissances et des baptêmes, des anniversaires importants, des ruptures et des réconciliations, des étapes et des départs, et même des départs pour toujours… Nous nous retournons vers cette année dont les événements personnels et familiaux nous laissent à la fois des souvenirs heureux, des traces douloureuses ou des parfums de victoire quand les difficultés ont été surmontées… C’est le moment de déposer ce passé plus ou moins bien vécu au pied de l’Enfant Jésus de la crèche et de dire merci au Seigneur qui était toujours à nos côtés pour traverser ces moments de rires ou de larmes.

La page de 2021 à peine tournée, celle de 2022 s’ouvre toute blanche sur l’inconnu. Que nous réserve cette nouvelle année ? Sur quoi notre avenir va-t-il se construire ? Ce dont nous sommes certains, c’est que le passage d’une année à l’autre ne bouleversera en rien la marche du monde, pas même le fil de nos vies : nous repartons pour connaître de nouveaux bonheurs et faire face à de nouveaux malheurs. Mais, sans savoir ce qui nous attend, nous bénéficierons toujours d’une part de liberté, un espace d’autonomie où se logeront les choix que nous ferons, les décisions que nous prendrons, les comportements que nous adopterons. Ainsi, sans que notre histoire soit programmée à l’avance, pas plus que celle du monde d’ailleurs, il dépendra en partie de nous qu’elle soit chemin positif enrichissant. Notre espérance intérieure donnera alors de la couleur aux événements et tout naturellement, nous trouverons des réponses à nos attentes, des réussites dans nos démarches et nous connaîtrons les joies de l’amitié.

Noël a retenti du chant de louange : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime ». Il nous partageait la paix de Dieu, manifestation de son amour pour chacun de nous, pour l’ensemble de notre humanité.

Aujourd’hui encore, la paix demeure un cadeau pour notre monde : elle est toujours à construire, à reconstruire et à accueillir aussi. Parfois même, elle s’obtient au bout d’un long combat : on connaît des exemples en nous-mêmes, dans nos familles, nos communautés de paroisses, nos lieux de vie professionnelle ou de loisirs. L’histoire nous enseigne que bien souvent nos forces ne suffisent pas et que l’aide de Dieu peut nous être précieuse.

A chacun d’entre vous et à ceux qui vous sont chers, j’adresse mes vœux les plus chaleureux de bonne et heureuse année 2022. Et en ces temps de longue pandémie, je vous souhaite de bien prendre soin de vous et de votre entourage, pour qu’une bonne santé fasse aussi partie de vos cadeaux.

                                                                                                                       Abbé Pierre LE VAN DUNG

 

ÉDITO

 

L’Avent, le temps des veilleurs

 

Depuis quelques jours déjà, les rues de nos villages et de nos villes, de même que les magasins se parent de lumières, de guirlandes. Signe que le temps des fêtes de fin d’année approche. Signe aussi pour les chrétiens que nous entrons dans le temps de l’Avent, ce temps de l’attente et de la veille qui nous prépare à la fête de Noël.

Pour nous, chrétiens, durant quatre semaines, la Parole de Dieu va nous accompagner comme une lumière qui éclaire notre route vers Noël et chasse les obscurités qui nous menacent.  Les messages que nous livrent les lectures de l’Avent nous annoncent les venues du Seigneur, elles proclament sa présence multiforme et appellent à la vigilance. « Restez éveillés », nous demande Jésus. Soyons des guetteurs pour repérer la bonne nouvelle, pour devenir nous-mêmes artisans de cette Bonne Nouvelle du Seigneur qui vient dans nos cœurs et au cœur du monde.

Rester éveillés à la présence de Dieu déjà là. Quitter lentement le sombre tunnel de nos existences pour laisser jaillir la lumière de Noël, qui nous redit que les ténèbres ne vaincront pas. Un appel insistant nous est adressé : « Tenez-vous sur vos gardes…Priez en tout temps. »  Veillez pour que l’homme ici-bas, ne soit pas trop défiguré. Veillez pour que le feu de l’espérance ne s’éteigne jamais sur la terre des hommes. Veillez pour reconnaître le Seigneur quand il se manifeste. Veillez, tenez-vous prêts, restez tournés vers l’essentiel. Vers la joie de Noël qui s’annonce par une lumière, des étoiles et un chant dans la nuit : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix aux hommes sur la terre, parce que Dieu les aime ».

            Vivre l’Avent, c’est aller chaque jour à la rencontre de Celui qui est déjà présent dans l’actualité de nos existences et qui habite les profondeurs du cœur humain.

Le mois de décembre nous conduit à la nuit de la Nativité du Seigneur. Mystère de Dieu fait homme, mystère de notre salut. Dieu a choisi de se faire petit dans le petit village de Bethléem. Il a choisi la fragilité d’un enfant. Voilà le signe donné aux bergers et à toute l’humanité. Un Dieu qui nous dit toute sa tendresse et tout son amour dans le visage d’un nouveau né.

Dieu prend naissance en notre humanité. Que nos regards le reconnaissent comme celui qui vient offrir au monde la justice et la paix, que nos vies se laissent toucher par cette venue de Dieu : il nous renforce dans notre mission de témoins de son amour.

            Bon chemin d’Avent, et déjà, joyeux Noël.

                                                                                          Abbé Pierre LE VAN DUNG

 

PHOTO EDITO

 

LA TOUSSAINT, UNE INVITATION À ÊTRE TOUS SAINTS !

 

Novembre s’ouvre avec la fête de la Toussaint : célébration du peuple des croyants marchant à travers le temps et l’histoire vers la joie éternelle : un peuple de saints, connus ou anonymes, dont l’Église nous invite à faire mémoire. Cette fête nous unit dans la foi à tous les saints du ciel, ceux qui sont inscrits dans le calendrier et tous ceux qui ne le sont pas. Ils sont dans la lumière de Dieu.

La Toussaint est une occasion exceptionnelle de nous rappeler que nous sommes tous appelés à la sainteté, c’est-à-dire à vivre en toute simplicité le meilleur qu’il y a en nous-mêmes. L’évangile du jour de la Toussaint est de nature à nous stimuler pour nous faire grandir en sainteté. Jésus nous ouvre le chemin des Béatitudes. Huit promesses d’un bonheur offert à ceux qui deviennent assez pauvres pour faire entièrement confiance au Seigneur. Il nous les propose comme un cadeau qui nous permet de mieux le connaître et de mieux le suivre.

Dans notre vie de tous les jours, la sainteté n’est pas réservée aux super chrétiens dont la foi et l’espérance sont capables de transporter des montagnes. Elle est accessible aux pauvres de cœur qui accueillent l’amour de Dieu et en vivent par leurs actes : à travers un sourire, un coup de main, en apaisant les conflits, en apportant notre bonne humeur, en disant tout simplement bonjour aux gens de notre village, de notre quartier… Chacun peut trouver d’autres manières de partager l’amour qui l’habite.

A la veille de la fête de la Toussaint, je souhaite qu’au cœur de la grisaille de novembre, chaque jour de ce mois de novembre soit un hymne à la joie et nous permette d’avancer sur le chemin des Béatitudes. Prions les membres de nos familles déjà retournés à Dieu et tous ceux qui nous ont précédés sur ce chemin : qu’ils stimulent notre foi pour croire à l’invisible présence de Dieu dans nos vies et pour goûter le bonheur caché des Béatitudes.

Ce souhait est ma prière pour chacun de vous.

 

                                                                                                          Abbé Pierre

 

 

photo édito

 

Lumineuses couleurs d’octobre…

 

Les vacances offrent des moments de détente, de visites, de rencontres. Aussi agréables qu’elles soient, elles ont une fin. Depuis peu, en effet, elles ont cédé le pas au travail scolaire et professionnel régulier. Nos paroisses retrouvent aussi leur rythme de croisière, avec quelques adaptations liées à la pandémie et au changement de pasteur. L’Esprit Saint lui n’a pas changé́ : il continue à inspirer et à guider nos vies de baptisés.

L’abbé Joël Prinet, curé pendant 14 ans dans notre communauté de paroisses, n’a cessé́ de vous inviter à vivre dans le souffle de cet Esprit qui féconde vos vies et fait de nous des disciples.

La ligne est claire : suivre le Christ et vivre l’Évangile jour après jour. Ensemble, engagés par la foi avec tous les chrétiens, nous formons cette Église vivante qui veut témoigner de son amour pour chaque personne, ici et ailleurs. Le mois d’octobre nous le rappelle : la semaine de prière pour la Mission Universelle élargit nos horizons aux dimensions du monde entier.

En ce qui me concerne, onze ans après m’avoir confié la responsabilité des communautés de paroisses de l’archiprêtré de Peltre, l’Église m’appelle à poursuivre ma mission dans un nouveau secteur, à Metzervisse.

Comme vous le savez, tout curé est nommé dans une paroisse pour un temps limité. Pour le temps qui me sera donné parmi vous, j’espère faire vivre au mieux notre communauté de paroisses, y faire rayonner l’amour de Dieu et la charité entre les personnes.

Je compte sur votre collaboration et votre amitié pour que nous marchions ensemble, tout en réalisant nos missions respectives de chrétiens et de prêtre, pour que nous puissions aimer en restant fidèle à Dieu et à son Église.

Cordial merci à chacun de vous pour votre accueil.

                                                                       

                                                                                                                                                           Abbé Pierre

 

Photo Edito septembre 2021

 

Pages blanches…

 

Septembre…

après la période estivale où les uns et les autres avons retrouvé le plaisir de voyager, de visiter, de se rassembler en famille ou entre amis,

c’est l’heure de la rentrée …

 

Septembre…

tandis que les feuilles s’apprêtent à tomber des arbres,

les écoliers ouvrent leurs cahiers.

Feuilles blanches ! Comment s’écrira cette année qui commence ?

 

Pour notre communauté de paroisses c’est une rentrée particulière.

Comme certains écoliers vont changer de maître ou de maîtresse,

nous allons aborder cette année pastorale conduits

par un nouveau pasteur, l’abbé Pierre  Le Van DUNG .

Né en 1957 à Dac-Lac au Vietnam, il a quitté ses parents à l’âge de 11 ans pour entrer au petit séminaire.  En 1984, alors que l’Eglise catholique y subit des répressions, Pierre le Van Dung quitte le Vietnam et arrive en France comme boat people, sans connaître notre langue. Il est ordonné prêtre à Metz en 1993.

Il a exercé son dernier ministère à Peltre pendant 11 ans.

(Il sera officiellement installé dans ses fonctions au sein de la Communauté   St Maximilien Kolbe, le dimanche 5 septembre à 16h30 en l’église de Metzervisse).

 

Et en goûtant sans cesse à la Parole de Dieu ,

nous allons encore apprendre…

pour enrichir notre vie spirituelle et relationnelle,

pour faire évoluer notre chemin intérieur.

 

De nouvelles pages, que nous allons écrire ensemble

mois après mois, tout au long de cette année pleine d’espérance.

 

Au revoir Abbé Joël !

Bienvenu Abbé Pierre !

                                                                                                                                                                        MCA

 

 

Photo Edito août 2021

 

« INTENTION PARTICULIÈRE »…

 

Chère Vierge Marie,

te rappelles-tu ?…

Je t’avais aperçue dans la vitrine d’un antiquaire,

tout près de la cathédrale de Strasbourg,

il y a à peine 3 ans…

Tu trônais, comme il se doit, au milieu d’une ribambelle

de Saints sagement rangés, disposés côte à côte,

quasi clonés.

 

Le marchand avait mis un prix à tes pieds

et je me suis dit que tu serais belle,

plus belle encore, sur la commode de ma salle à manger…

Puis, je me suis ravisé, car je t’imagine tout autrement

qu’en vitrine :

Marie débordée et débordante. Vivante et animée.

Lumineuse et qui chante, qui rit, qui court,

qui aime et qui pleure, qui va et qui vient, 

qui espère et désespère, qui croit puis ne comprend

plus rien, qui travaille puis se repose.

Une femme vêtue d’un tablier plus que d’une robe de gala ;

une femme avec des mains calleuses bien plus

qu’avec des doigts soignés qui égrènent un chapelet.

(C’est rendre gloire à Dieu et faire justice à l’humanité

pour laquelle Dieu se passionne que de penser cela.

Du moins, je le crois).

 

Chère Vierge Marie,

En ce mois d’août, j’ai une intention particulière

à te demander :

S’il te plaît, ne reste pas dans la vitrine.

Viens marcher avec nous et reste à nos côtés !

 

                                                                                   abbé Joël+

                                                                                   (Août 2021)

 

 

Photo Edito Juillet 2021

 

« VOYAGES, VOYAGES… »

 

Cet édito n’est pas sérieux !

Mais il me fait du bien en l’écrivant.
Ne m’en veuillez pas !…

On dit que « les voyages forment la jeunesse »…

Et justement, je m’en confesse, voici l’histoire de

ce voyage, dont je ne suis pas fier,

mais dont le souvenir me fait encore sourire.

 

C’était à Coutances, en Normandie.
J’assistais à la messe à la cathédrale, avec un couple ami.
Nous étions au premier rang, à quelques mètres du célébrant.

Pendant que le prêtre prêchait, le téléphone de mes amis

se mit à sonner…

Croyez-le si vous le voulez, le couple se mit à me regarder

comme si c’était le mien, et le prêtre m’a « fusillé ».

 

Enervé, contrarié, offusqué même,

je me suis surpris à plier ma feuille de chants

dans tous les sens.

Elle avait l’allure d’un petit bateau de papier…

Faut-il comprendre que l’homélie m’a transporté ?…

(Ou secrètement donné l’envie d’aller voir ailleurs ?…)

Je ne le sais pas encore.

 

Ce que je sais, c’est que j’avais maintenant l’air

d’un gamin, avec ce pliage dans les mains.

Que dire, que faire ?…
Je dépose discrètement « le navire » sous ma chaise,

avec le sentiment que le monde entier me voit.

 

A la fin de la messe, je place mon œuvre éphémère

sur l’eau du bénitier…

Et vogue le navire !

 

On y verra peut-être une audace liturgique.

Mais « mon honneur » était sauf…

 

Si vous êtes comme moi : que vous ne partez pas

en vacances, restez créatifs et poétiques en

toutes circonstances.

Et bons Voyages !

 

                                                                                              abbé Joël+

                                                                                              (Juillet 2021)

 

 

Photo Edito juin 2021

 

« JE SUIS VENU TE DIRE QUE JE M’EN VAIS »…

 

Que Serge Gainsbourg ne m’en veuille pas de lui avoir

emprunté ce titre : je suis ainsi : j’aime les Poètes !…

Il a su chanter la tristesse de la rupture.

Je lui préfère la Communion au moment du départ…

Il n’empêche que joie et nostalgie s’entremêlent en moi :

La vie partagée depuis 2007 crée des liens…

 

Au moment de vous quitter, j’aimerais vous remercier

du fond du cœur de m’avoir quelques fois supporté…

Mais aussi, la plupart du temps, apprécié, aimé.

Servir ensemble l’Eglise, ce n’est pas rien !…

 

Fin 2019, j’écrivais, sur mon lit d’hôpital,

un petit livre(t), paru en janvier 2020 : « Résonnances… ».

Tout est dit à la 1ère page :

« Hospitalisé d’urgence en février 2019 grâce à des paroissiens… » :

Si je suis encore vivant aujourd’hui, c’est sans doute grâce à

ces personnes qui ont pris rendez-vous pour moi chez le

médecin… Merci !

 

Bonne Nouvelle : il y aura donc un prêtre et non des moindres,

en septembre prochain, au service de notre  Communauté.
Le Père Pierre LE VAN DUNG, curé archiprêtre à Peltre,

me remplacera avantageusement.

Prenons soin de lui et aménageons au plus vite le presbytère,

grâce au concours de tous les Conseils des Fabriques,

et pourquoi pas, des municipalités.

 

En ce qui me concerne,

j’ai demandé à être prêtre coopérateur

dans un autre secteur.
Déjà Merci pour tout et croyez-le bien,

en septembre, vous resterez dans ma prière

pour longtemps.                                                               abbé Joël+

    (Juin 2021)

    

 

Photo Edito mai 2021

 

« KÂMA-SÛTRA LITURGIQUE »…

 

Chaque dimanche de mai, des enfants vont communier

pour la première fois, dans notre Communauté…

 

J’ai assisté malgré moi à une étrange conversation.

Dans la rue, à Metz, 2 jeunes de 20 ans au plus.

Tout bien habillés.

Leur conversation tourne autour de la « position »

qui convient le mieux pour recevoir la communion.
L’un défend ardemment le « debout dans la main »

et l’autre l’« à genoux sur la langue ».

Je n’en crois pas mes oreilles !…

Leur « Kâma-Sûtra liturgique » me donne envie de pleurer…

 

Qui leur dira un jour que l’unique passion de Dieu,

c’est que l’homme vive et rende vivant, non qu’il

s’enferme dans des querelles de rites.

Et que personne n’aille penser qu’en écrivant cela

je brade le sacrement de l’Eucharistie !

 

Je me fiche bien des « positions », du « debout dans la main »

ou de l’« à genoux sur la langue » (bien que les règles sanitaires

en cette période de pandémie obligent à recevoir l’hostie dans la main…)

et de tous les débats de ce genre, qui n’ont pas d’intérêt

et brûlent des énergies que l’on pourrait mettre ailleurs.

 

Qu’importe comment on communie,

pourvu que l’on comprenne – un tant soit peu –

que communier au Corps du Christ nous propulse

dans la vraie vie.

Il s’agit d’y servir – en mémoire de Lui –

l’humanité pour laquelle Son Cœur bat depuis

la nuit des temps.

 

Vous l’aurez bien compris : célébrer l’Eucharistie

« pour la gloire de Dieu et le Salut du monde »

est existentiel pour moi et je suis très heureux de pouvoir

communier avec tous ces enfants dont la 1ère des communions

a été reportée l’an passé.                                          

 

abbé Joël+

                                                                                              (Mai 2021)

  

 

Photo Edito avril 2021

 

SEMAINE SAINTE…

Mais qu’y a-t-il donc à voir sur cette Croix

que les chrétiens vénèrent ?…

Rien d’autre qu’un homme. Magnifique.

Entièrement fils et frère, ce que nous sommes

sans encore savoir vivre vraiment.

 

Rien d’autre qu’un frère qui va fidèlement

jusqu’au bout de ce qu’il porte.

Rien d’autre à voir sur cette croix qu’un

Evangile ouvert, une nouvelle qui fait du bien :

nouvelle d’un Dieu qui s’est approché de nous

pour nous dire qu’il nous désire aussi vivants

que lui.

 

Il nous a libérés de la « religion » : nous avons

découvert que l’on n’achète pas Dieu, qu’il n’y a

pas à le séduire, qu’il n’est pas nécessaire de mendier

sa bienveillance.

Il EST : cela devrait nous suffire.

 

Il fait miséricorde, puis refait miséricorde, autant de

fois qu’il le faudra : il est Père, ce n’est pas de sa faute !…

 

On ne peut pas contempler la Croix de Jésus

sans contempler cet Amour Divin

qui lui (nous) redonne Vie.

 

Alors, en vivant cette Semaine Sainte jusqu’au bout,

j’aurai l’alléluia joyeux, comme le chant de la mésange

qui m’informe par ses petits cris que le matin est là.

 

Belle Fête de Pâques à toi !

                                                                                   abbé Joël+

                                                                                   (Avril 2021)

 

 

photo Edito mars 2021

 

« REVENEZ !… »

Premier mot de la liturgie des cendres,

une parole du prophète Joël : « Revenez. »

Il s’agit donc de revenir.

Et s’il s’agit de revenir, c’est que nous étions peut-être partis,

c’est que nous étions peut-être aux abonnés absents,

loin de tout.

 

Ce qui est bien, c’est que nous avons du temps.

Enfin, il ne faudrait pas qu’on traîne sur la route :

ce carême est déjà bien commencé.

 

Devant nous, donc, ce carême

avec quelques propositions que fait l’Eglise :

  

40 jours de jeûne qui n’ont rien d’un programme minceur,

mais qui nous font gagner en légèreté et

prendre un peu de hauteur.

40 jours de partage, pour sortir de nos rétrécissements

et pour  dérouiller nos doigts crispés sur nos petites richesses,

pour déployer nos mains et nos cœurs et y gagner en amplitude.

40 jours de prière : non pour escalader le paradis,

mais laisser ce dernier s’inscrire en nous

et devenir ce que nous sommes :

des fils d’un même Père, et donc des frères.

 

Durant ce carême, nous ne faisons pas semblant

que Jésus va mourir et qu’il va ressusciter :

Il est vivant et nous prenons la route avec lui,

et lui va nous donner aux autres…

 

Pensons donc carême, ou du moins ce qu’il en reste :

carrément bien !

Carême en Bien !…                                                       

abbé Joël+

                                                                                              (Mars 2021)  

 

 

Photo Edito février 2021

 

AU DÉSERT…

 

A-t-il réellement passé 40 jours

et 40 nuits dans le désert ?…

On n’en sait rien, et on s’en fiche un peu.

Pourtant, si les évangélistes nous le disent,

c’est qu’il y a quelque chose à entendre pour notre vie…

 

La Tentation entre en Lui, agit en Lui

par la prise de conscience d’un certain manque.

Un manque bien naturel et bien réel : Jésus a faim.

Elle entre aussi en Lui comme une tornade qui

l’entraîne vers l’ailleurs. Il est comme aspiré,

conduit à 1000 lieues de sa réalité humaine :

il s’imagine au pinacle du Temple,

puis sur une haute montagne,

avec vue panoramique sur toute la création.

Il se voit Dieu lui-même !

Il se voit au rang de Celui dont il a entendu la voix

le jour de son baptême.

 

Ce sont les tentations de toute une vie.

Elles nous guettent aussi.

Alors, que faire ? Nous lamenter ?

Gémir ? Nous apitoyer sur les 1000 tentations

d’avoir, de pouvoir et de savoir qui nous taraudent ?

 

Le mercredi 17 février, nous entrerons en carême.

Il n’y a rien de plus important que de regarder Jésus.

Fixer les yeux sur lui.

Le regarder lui-même aux prises avec les tentations.

Le regarder et l’écouter :

Devant le « Diviseur », il ne déploie aucun raisonnement.

Il « n’entre pas en discutaille », il n’a pas l’art du compromis.

Pas de marchandage, pas de pacte avec le diable,

mais un refuge dans la Parole.

Pour toute réponse au Tentateur,

il risque une parole de l’Ecriture…

C’est sûrement pour nous comme un appel !

 

Une question nous est posée en ce carême 2021 :

La Parole de Dieu est-elle vraiment le point d’ancrage

de notre vie ?…

Belle Entrée en Carême !

 

                                                                                   abbé Joël+

                                                                                   (Février 2021)

 

 

Photo Edito janvier 2021

 

2 0 2 1 . . .

 

2021 est déjà là !…

Je ne l’ai pas vu venir.

Qu’allons-nous vous souhaiter,

l’Equipe de Coordination Pastorale et moi-même ?

De quoi avez-vous besoin pour être

vraiment vous ?…

L’un ou l’autre dira :

La santé, un peu plus d’argent pour vivre,

un compagnon de route, une foi plus ardente,

un meilleur moral, une vie plus simple,

un travail plus palpitant, la paix du cœur,

un monde plus juste, une fraternité plus vive

ou je ne sais quoi encore…

Vous seul le savez : chacun a son histoire…

 

Si, après avoir fermé les yeux quelques instants,

quelque chose vous vient à l’esprit et au cœur,

croyez alors que nous vous le souhaitons.

Ardemment.

 

J’ajoute simplement que le bonheur est un labeur.

Tâchez donc d’être heureux sans tout attendre du Ciel.

Aimez la Vie en vous.

Et, si vous le pouvez encore,

asseyez-vous de temps en temps

sur le bord de votre cœur…

Là, prenez le temps d’écouter et d’accueillir

le chant de la Source qui coule en vous

depuis toujours.

Et de vous accorder à cette musique là,

plus qu’à tant d’autres.

Elle met en paix.

Cela devrait suffire pour tenir…                                               abbé Joël+

                                                                                                              (Janvier 2021)  

  

 

Photo Edito décembre 2020

 

DU TEMPS DE L’AVENT…

         À L’ESPRIT DE NOËL…

 

Ca y est, on va préparer la crèche.

D’accord, « il ne faut pas mettre le petit Jésus

tout de suite dans la mangeoire ».

(On l’a remisé, en attendant le grand jour,

dans une armoire de la sacristie).

La sacristie ?… Cela lui ressemble bien !

 

Dans la crèche, petit à petit, tous les autres

vont être prêts :

Joseph est déjà arrivé.

Il regarde avec compassion une paillasse vide.

Marie, les bras tendus, sourit doucement

en cherchant du regard le petit qui se fait attendre.

Un petit ange attend de balloter la tête quand

un enfant mettra une petite pièce dans sa corbeille.

Les bergers sont aussi déjà présents.

Je vois leur mine un peu défaite, car il n’y a pas

grand-chose à voir…

Derrière le rideau, les mages sont en bonne position

prêts à surgir.

Il va falloir attendre janvier, les gars !…

Et la mangeoire est vide.

Prière d’attendre un peu…

Attendre et Prier.

(Et sourire autant que possible).

 

En attendant, justement, nous pouvons méditer

ce qu’écrivait notre Pape François en 2016 :

« Vous avez l’esprit de Noël quand vous décidez

de renaître chaque jour et de laisser Dieu pénétrer

votre âme.

Vous êtes l’arbre de Noël quand vous résistez

aux tempêtes et aux épreuves de la vie.

Vous êtes les cloches de Noël quand vous appelez

les autres au rassemblement et à l’unité.

Vous êtes la lumière de Noël quand vous illuminez

la vie des autres avec bonté, patience, joie et générosité.

Vous êtes les cadeaux de Noël quand vous êtes un

véritable ami et un frère pour toute l’humanité.

Vous êtes la célébration de Noël quand vous pardonnez

et même quand vous souffrez.

Vous êtes le repas de Noël quand vous rassasiez le pauvre

avec du pain et de l’espoir.

Vous êtes la nuit de Noël quand vous recevez

le Sauveur humblement dans le silence de la nuit. »

 

Alors nous éprouverons beaucoup de Joie à placer

l’Enfant dans la crèche.

Bon Noël à Toi !…

 

                                                                                   abbé Joël+

                                                                                   (Décembre 2020)   

 

photo Edito novembre 2020

 

« LA FÊTE DES VOISINS »…

 

La Toussaint,

c’est un peu la « Fête des Voisins ».

Tous ceux que l’Église s’est amusée à épingler

dans le calendrier romain habitent

quelques maisons plus loin.

Nous sommes de la même rue. Ils habitent simplement

sur le trottoir d’en face…

 

Novembre,

c’est aussi un peu la « Fête des Défunts ».

Tous ceux que l’Église n’a pas canonisés,

mais pour lesquels elle ne cesse de prier,

restent à nos côtés,

comme nos amis d’en face…

 

Oh, bien sûr, tous ces « Voisins Défunts »,

on peut les imaginer faisant triomphalement

le tour du village, comme « une foule immense,

que nul ne pourrait dénombrer,

une foule de toutes nations,

tribus, peuples et langues », avec la folle imagination de St Jean.

Mais je préfère les penser, tous ces êtres d’hier et d’aujourd’hui,

recueillis, ressaisis dans le Souffle Saint,

pleinement là, guéris de tout ce qui les a blessés,

consolés de tout ce qui a pu les humilier,

cicatrisés par la tendresse du Père.

Semblables à Lui.

 

C’est quelque chose comme cela, la Fête de la Toussaint.

Comme une « Fête des Voisins »,

une fête où on se retrouve et où on a plaisir

à se tenir ensemble.
Nous ne sommes pas seuls.

Des êtres, connus et inconnus, se tiennent à nos côtés.

Il y a des mamies, des grands pères, des voisins,

des collègues, des frères et des sœurs, des gens

partis trop tôt…

Ils sont dans la Lumière, cachés en Dieu.

Mais ils restent à nos côtés.

Et ils nous tiennent en eux, devant l’Amour.

Et nous, nous les portons en nos cœurs,

en attendant de les revoir

à la Fête au « Village éternel ».

 

                                                                                              abbé Joël+

                                                                                              (Novembre 2020)

 

photo Edito octobre 2020

 

POUR UNE ÉGLISE FRATERNELLE ET MISSIONNAIRE…

 

C’est clair et net,

la crise que nous traversons est une crise de la foi.

Certes il est parfois douloureux de gérer un déclin :

la quantité d’églises et de chapelles,

reflet d’un temps de foi plus fécond, ne correspond

plus à la situation présente de l’Eglise de France.

A part peut-être les centres-villes, nos communautés sont

devenues minoritaires et plus restreintes.

Le « virus » les a aussi atteintes !… 

 

Pourtant, cette perte de la foi devrait nous dynamiser

et concentrer toutes nos forces dans le

Témoignage et l’Annonce de l’Evangile.

Car la plupart de nos contemporains, ignorant presque tout

de la religion en raison de la déchristianisation, sont dans une

attitude d’indifférence plus que d’hostilité.

Dans les premiers temps de l’Eglise,

les Apôtres se souciaient avant tout d’annoncer

le Christ ressuscité et de secourir leur prochain.

 

Dans notre « monde qui ne croit plus en rien »,

comme nous le disons souvent,  

les disciples du Christ sous-estiment beaucoup trop,

me semble-t-il,  leur rôle de Témoins.

Il ne s’agit pas de faire du « prosélytisme »,

mais simplement de vivre sans complexe de la foi

qui nous anime et qui devrait rejaillir en une joie

«(sur)naturelle », visible, communicative…

 

« Pour une Eglise Fraternelle et Missionnaire »,

telle est la direction proposée par notre Equipe d’Animation

Pastorale pour cette nouvelle année 2020-2021.

Puisse notre Communauté aller en ce sens ;  

c’est vital pour elle, pour l’Eglise et pour le monde !

 

abbé Joël+

(Octobre 2020)  

 

photo Edito septembre 2020

 

« IL N’A PAS DIT… »

 

Et si nous étions plus missionnaires ?!…

Lisons les évangiles.

 

Ainsi,

Il n’a pas dit :

Ce sera tous les dimanches.

Mais il a pensé : que votre vie soit une fête sans fin.

 

Il n’a pas dit :

Ce sera sur la langue ou dans la main.

Mais il leur a dit : vous partagerez le pain de l’auberge de vie.

 

Il n’a pas dit :

Vous aimerez comme ci, vous n’aimerez pas comme ça.

Mais un de ses proches a dit : celui qui n’aime pas

ne peut pas Le connaître.

 

Il n’a pas dit :

Aimez-vous niaisement, prenez des airs nunuches.

Mais il leur a dit : il n’y a pas de plus grand amour que de donner

sa vie pour ceux qu’on aime.

 

Il n’a pas dit :

C’est ici votre territoire ; ne regardez que votre clocher.
Mais Il leur a dit : allons ailleurs !

 

Il n’a pas dit :

Je vous aimerai lorsque vous serez irréprochables.

Mais il leur a dit : voici que je frappe à ta porte.

Et si tu m’ouvres, je viens.

 

Il n’a pas dit

que son Royaume est un empire.

Mais il leur a dit que Sa Vie se cache en toute vie.

 

Il n’a pas dit

j’attends que vos prières soient parfaites.

Mais il leur a demandé d’écouter les fontaines et

de bénir la Source.  

 

Il n’a pas dit

Vous peinerez en attendant la mort.

Mais il leur a dit qu’il serait leur Chemin, la vérité, leur vie.

 

Et le soir du premier jour, celui de Pâques,

il paraît qu’il a dit aussi :

La paix soit avec vous !

 

Je n’entends plus que cela…

Allez,

Bonne Rentrée Pastorale !…

 

                                                                                 abbé Joël+

                                                                                (Septembre 2020)      

 

 

Photo Edito août 2020

 

« NOTRE DAME DE SIMPLICITE » …

 

Malgré la discrétion des Évangiles,

les premiers chrétiens n’ont pas mis longtemps

à réfléchir à la place de Marie dans leur foi.

Ils ont rapidement voulu célébrer ses derniers moments

comme ils le faisaient pour honorer les saints.

Ainsi, chaque 15 août, ils célèbrent

à la fois la mort, la résurrection, l’entrée au paradis et

le couronnement de la Vierge Marie.

Simplicité de la démarche !…

 

La première partie de la prière du « Je vous salue Marie »

est une louange à partir de paroles bibliques :

la salutation de l’ange Gabriel et l’exclamation d’Elisabeth

au jour de la Visitation, « tu es bénie entre toutes les femmes… »

 

La seconde partie est une prière de supplication.

Avec le titre « Mère de Dieu » reconnu par l’Eglise,

lors du Concile d’Ephèse, nous ne prions pas Marie,

mais nous lui demandons de prier pour nous.

Et lorsque nous « récitons » le chapelet, nous le commençons

par un « Notre Père », car notre prière avec Marie

n’a de sens que tournée vers le Père, puis nous

le terminons par le « Gloire au Père, au Fils et à l’Esprit… ».

Simplicité de la prière !…

 

La chapelle de l’église de Metzervisse est dédiée à

« Notre Dame de Simplicité ».

Une icône nous invite à l’invoquer en toute sérénité.

Et cette prière de « l’Ave Maria », (à condition de la connaître),

est facile : nous pouvons la vivre à tout moment et en tout lieu.

La mère de Jésus nous invite à nous tourner vers son Fils

et à ressentir tout l’apaisement que donne la Foi.

 

Oui, il est réconfortant de savoir que Marie elle-même

« prie pour nous pauvres pêcheurs,

maintenant et à l’heure de notre mort ».

Simplicité de l’Espérance !…

 

Belle et Simple Fête de l’Assomption à Toi !

 

                                                                                   abbé Joël+

                                                                                   (Août 2020)    

 

Photo Edito juillet 2020

 

 

« VOYAGE ET VAGABONDAGE … »

Je ne pars pas en vacances, cette année encore :

santé fragile, virus dans l’air, soins médicaux…

Pourtant, quelque chose a changé :

 

Un couple d’oiseaux passe régulièrement

devant ma fenêtre, venant je ne sais d’où,

allant je ne sais où.

Bonjour les oiseaux !

Deux enfants sautent et dansent dans la rue

en riant aux éclats.

Bonne journée les enfants !

Un vent léger fait doucement bouger

les feuilles des arbres en dessous de chez moi.

Merci le vent léger !

Des hirondelles strient le ciel bleu de leurs

élégantes arabesques.

Bon vol les hirondelles !

Une vieille dame, assise sur un banc

profite du soleil en lisant une revue.

Bon soleil et bonne lecture,

madame assise sur le banc !

Des jeunes tournent en rond autour du

jardin du presbytère,

ne sachant pas trop quoi faire.

Salut, les jeunes qui tournez en rond !

Une maman pousse sa poussette où dort un bébé.

Bonjour à la vie, petit bébé !

Une autre dame pousse la porte de l’église,

y passe un petit moment, puis ressort

le visage souriant.        

Bonjour madame, au visage souriant !

Un monsieur parle à son chien qui semble

l’écouter attentivement.

Bonne discussion, monsieur et monsieur chien !

Un jeune cycliste pensif laisse gentiment

rouler son vélo en roue libre.

Bonne balade, jeune cycliste pensif !

 

Je ne sais pas trop pourquoi,

mais ce matin, mon âme et mon esprit

voyagent et vagabondent…

 

Encore des effets du déconfinement ?…

Ce dernier n’a pas été pétaradant ni tonitruant,

grosse fête, grosse musique…

Mais il est encore doux, calme, tranquille.

Il donne envie de chanter,

envie de siffloter,

envie de vivre.

 

                                                                                   abbé Joël+

                                                                                  (Juillet – Août 2020)    

 

 

Photo Edito juin 2020

 

P R É S E N C E S…

 

Que de temps sans messe en paroisse,

durant cette pandémie !…

Qui l’aurait cru ?…

 

Après un Carême escamoté, une Semaine Sainte confinée

et l’interdiction des célébrations publiques,

les fidèles  ont été refroidis par ce long temps d’enfermement.

Puis, réchauffés par l’ardeur polémique de certains

catholiques, des évêques ont jugé la prolongation

d’après le 11 mai incohérente alors qu’on ouvrait les magasins…

Bertrand Révillion a alors osé écrire un article intitulé :

« Cessons ce raffut ! » et le Père Alain Bandelier posait la

question, sur Facebook :

« N’y-a-t-il que la communion eucharistique qui nous fasse

sentir chrétien ? »

 

Ce long confinement et la vigueur des débats auront au moins

eu le mérite de rappeler que la « faim eucharistique »

est une joie profonde et non pas qu’une simple formule

et qu’ être privé de messe n’est ni bénin, ni indolore.

Funérailles, baptêmes, confirmations, mariages,

premières communions ont du être annulés ou au mieux

reportés : que de blessures à soigner maintenant !…

 

Mais nos Communautés chrétiennes n’ont pas disparu :

La créativité pastorale s’est déployée jusqu’à nous et nous

avons appris à « faire Eglise à domicile », rejoignant ainsi,

parfois sans le savoir,  les personnes âgées confinées en EHPAD,

les malades, les isolés… (Cela fait plus d’un an que je vis

le confinement et l’isolement…) et même les chrétiens persécutés

en ces pays totalitaires, où participer à la messe constitue

un risque réel de mort.

 

En fait, les joutes verbales qui ont eu lieu entre

« les accros de l’hostie » revendiquant un retour immédiat

des messes et les « accros au service d’autrui » insistant sur

l’exigence première de la fraternité paraissent bien vaines

aujourd’hui !…

Au fond, l’enjeu du déconfinement n’est pas seulement

de communier à nouveau.

Mais de sentir à quel point nous nous sommes manqués.

 

                                                                       abbé Joël+

                                                                       (Juin 2020)     

 

 

Photo Edito mai 2020

 

DES BOUDDHAS OU MARIE ?…

 

Le mois de Marie, le mois le plus beau,

chantions nous dans nos jeunes années…

(Pas sûr, cette année, avec ce virus dévastateur !…)

 

Et je me souviens que tous les soirs du mois de mai,

au séminaire de Cuvry, vers 20H, devant l’oratoire du parc,

nous allions prier et chanter la Vierge, avant le repos du soir.

 

L’an passé, à ma sortie d’hôpital, dans un coin du jardin

de mes parents défunts, j’installai une petite statue

de ND d’Avioth dans une vieille lanterne rouillée : un

« coin prière » sous le toit de la maison, discret comme tout,

mais en plein air et au bon air…

 

La Vierge Marie, c’est sûr, n’est pas le terme de la prière.

Mais elle en est souvent l’occasion…

 

Mettre une statue, une image, une icône de Marie

à l’honneur, chez nous, ce n’est pas de la piété mal placée.

C’est la manifestation de notre confiance en celle

qui a offert au monde le Sauveur et à laquelle nous disons :

« priez pour nous qui avons recours à vous ».

 

L’avez-vous déjà remarqué ? La mode veut qu’aujourd’hui,  

dès les premiers beaux jours, de plus en plus

de personnes (mêmes chrétiennes…) installent dans leur jardin

ou devant leur maison, des bouddhas de supermarchés, en

matière plastique ou en résine…

 

Pensons-nous qu’une jolie représentation de la Vierge Marie

serait moins digne de notre considération et moins propre

à l’expression de notre Foi et de notre culture chrétienne

que d’exotiques divinités païennes ?…

                                                                                                           abbé Joël+

                                                                                                           (Mai 2020)

 

ÉDITO

 

UN POISSON D’AVRIL ?…

 

Voici qu’en cet avril 2020,
nous entrons, une fois de plus,
dans la Grande Semaine Sainte,
où, en trois jours et trois nuits, nous allons

revivre la mort et la Résurrection du Christ.

Mais d’une autre façon : en confinement.

 

Pourtant, voilà qui ne parle plus beaucoup
et même plus du tout à nombre de nos

contemporains, dans nos sociétés capitalistes,

sauf à savoir qu’il y aura peut-être des œufs,
des poules, des lapins et des cloches en chocolat

dans les jardins !…

 

Si tous les catholiques comprenaient combien
les « Jours Saints » et plus particulièrement
le « Triduum Pascal » nous rapprochent du
Christ Ressuscité, c’est sûr, nos églises seraient

remplies à tous les offices, la pandémie disparue.

Mais voilà, cette année, nous ne pouvons pas nous

rassembler… Le « virus » a tout paralysé !…

Sauf la prière !

 

L’habitude voudrait que les morts

restent aux tombeaux…
Et l’ordre des choses que les tombeaux

gardent les morts…

 

Pourtant,
depuis plus de 2000 ans,
les Disciples du Christ célèbrent la Résurrection

de leur Seigneur comme un cri de Joie
dans un Jardin d’Espérance !
Et ce n’est pas un « poisson d’avril » !

 

La Semaine Sainte est à vivre autrement
pour tous : je célébrerai seul, (une fois encore…)

le Triduum Pascal en même temps
qu’une célébration télévisée, à vos intentions.

Soyez tous assurés de ma prière
et que le Ressuscité nous bénisse et nous garde !

 

                                                                                                              abbé Joël+
                                                                                                             (Avril 2020)

 

photo Edito mars 2020

 

AIMER L’ÉGLISE…

 

IL nous faut aimer l’Église…  

Même avec tout ce qui ne fonctionne pas !

 

« N’attendons pas que l’Eglise soit parfaite pour l’aimer »

nous disait le Pape en décembre dernier.

Il n’est pas banal que ce soit le pape, par définition

situé tout en haut de la hiérarchie de cette institution,

qui reconnaisse qu’elle est parfois si difficile à aimer…

 

Mais pourquoi est-ce si difficile, pour nous,

d’accepter cette imperfection de l’Eglise ?

Peut-être parce que, justement, nous rêvons

d’une Eglise parfaite, et qu’en plus nous n’avons pas

tous la même vision de cette perfection.

Un peu comme le Petit Prince et son mouton,

nous dessinons chacun notre Eglise…

Le Pape a sans doute raison :

C’est seulement en l’aimant

que nous parviendrons ensuite à la transformer,

à la renouveler.

 

Dans un livre paru le 8 janvier 2020 :

« Sans Jésus, nous ne pouvons rien faire » (Bayard),

François insiste :

« L’élan missionnaire ne peut être fécond

que s’il se produit par attraction. Si c’est le Christ

qui vous attire et que vous agissez parce que vous

êtes attirés par le Christ, les autres n’ont aucune peine

à s’en rendre compte ».

Et plus loin :

« Le missionnaire chrétien est celui qui cherche

à faciliter la foi et non à la contrôler,

à ne pas mettre d’obstacle au désir de Jésus

d’embrasser tout le monde, de guérir tout le monde,

de sauver tout le monde ».

De quoi méditer…

 

Bon Carême, mes Amis !

 

                                                                                   abbé Joël+

                                                                                   (Mars 2020)    

 

photo Edito février 2020

 

CONSACRES, ORDONNES…

 

En février, nous aimons prier pour les consacrés

et tout spécialement le 2 de ce mois.

Consacrés, ordonnés, l’Eglise aime bien séparer

les choses… Mais elle n’hésite pas à aller chercher

des consacrés pour les ordonner… évêques.

Rappelez-vous ce qui est arrivé en novembre dernier

au Père Abbé d’Orval…

De plus, il y a des consacrés ordonnés et des

ordonnés consacrés…  

Aussi, il me plaît à penser qu’ordination et

consécration vont bien ensemble.

 

Le Christ choisit « ceux qu’il veut » (Mc 3, 13)

et se passe de nos conseils avisés.

(Ce qui m’étonnera toujours).

Ainsi, choisis personnellement par le Christ,

appelés, formés, confirmés dans leur vocation

par l’Eglise, les prêtres, même s’ils n’ont pas

le look ou la « sensibilité » que nous voudrions

et les idées qui nous conviennent,

nous sont donnés, pour un temps, afin que

nous puissions, chacune et chacun, nous

consacrer nous aussi au Seigneur, en

recevant les sacrements du Salut et en

participant à la vie de nos communautés.

 

Consacrés ou (et) ordonnés, il nous faut

les ménager, les encourager, les soutenir.

Donnons-leur le témoignage de notre gratitude.

Offrons-leur une relation fraternelle,

aidons-les à vivre pleinement leur sacerdoce,

veillons à leur repos, prions avec eux et pour eux.

Aidons-les à déployer leur vocation et à être

des serviteurs « quelconques » (quoique…)

Ce sera plus fécond que d’en faire

des prestataires de services,

des administrateurs du culte ou

des « routiers » de la messe.

 

En fait, toute la question est de savoir

si nous savons les accompagner dans

une réelle complémentarité des vocations

et des charismes.

Certains y arrivent…

 

                                                                                   abbé Joël+

                                                                                   (Février 2020)

 

photo édito janvier 2020

 

Edito Janvier 2020

 

photo Edito décembre 2019

 

DES CADEAUX POUR NOËL ?…

 

Déjà au XVIIème siècle Angélus Silésius
prévenait les chrétiens :

« Le Christ pourrait naître mille fois à Bethléem,

S’il ne naît pas en toi, ta perte est éternelle ».

 

Certes Noël demeure, pour les croyants d’aujourd’hui,

un rendez-vous religieux, celui de la naissance du Christ.

Mais pour le plus grand nombre, il est -accessoirement –

une tradition culturelle dont le sens s’efface peu à peu

au profit d’une fête glorifiant la société

de consommation moderne.

Finalement, quelle tristesse !…

 

Oui, la consommation est passée par là,

colonisant nos sociétés occidentales,

à tel point que Noël est toujours célébré un 25 décembre,

mais que les cadeaux sont, pour la moitié,

achetés plus d’un mois avant.

Preuve encore d’un monde qui tourne à l’envers :

Des millions d’êtres humains n’ont pas de quoi manger à

leur faim, tandis que d’autres dépensent sans compter…

 

La « faute » en est certes collective,

mais Noël est devenu une gigantesque

opération marketing, soigneusement orchestrée par

les géants d’un commerce planétaire capable

d’organiser la pénurie afin d’orienter les choix

des consommateurs.

 

Alors que reste-t-il de la Fête de la Nativité ?…

Un sentiment à préserver et à diffuser

que l’Essentiel n’est pas dans le cadeau à acheter,

mais dans le cœur que l’on met à l’offrir,

voire à le confectionner ou à le « dénicher ».

Noël, c’est ce temps de pause, de partage

et de paix qu’il nous faut recréer,

partout dans le monde,

mais aussi, en cette Année Jubilaire,

dans nos Communautés chrétiennes,

afin que l’aspect matériel cesse de gagner du terrain

sur le sens humain.

Sans cela, Noël n’est rien !

 

Trois semaines de l’Avent à méditer

rien que sur cet aspect et à vivre intensément

avec le Christ Sauveur ne seront pas de trop,

y compris en faisant la queue dans les magasins bondés !

 

Bon Temps d’Avent,

et déjà belle Fête de la Nativité à toi !

 

                                                                                              abbé Joël+

                                                                                              (Décembre 2019)

 

A poisson

 

VISAGES…

Novembre…

L’automne s’est installé

et la lumière a baissé encore et encore…

Mais nous commençons ce mois par Fêter :

Tous les Saints, en premier lieu et ensuite

nous faisons mémoire de nos chers défunts,

avec qui nous continuons d’être en relation

par la pensée, la prière et par l’amour indéfectible

que nous leur portons.

Leurs visages nous restent familiers…

 

L’existence chrétienne se lit et s’expérimente

à travers le visage de l’Autre…

Le visage révèle le Divin que nous portons

et qui nous porte.

Nos vies sont tissées de moments tragiques

et douloureux , tout autant que traversées

par le fil d’or de la Joie.

Certes, l’obscurité peut nous emporter

à tout moment, mais à la suite du Christ,

nous sommes appelés à accueillir

le jaillissement perpétuel de la source de Vie.

Et c’est alors que le tragique peut prendre

le visage de la Joie…

 

La Sainteté n’est pas seulement « au ciel »,

mais au coin de la rue,

dans l’éclat d’un visage, la douceur d’un sourire,

la beauté d’un regard…

 

Finalement,

Novembre ressemble étrangement à notre vie…

Alors autant y semer des « étincelles de Joie »,

en contemplant tous ces visages qui nous entourent.

                                                                                                          abbé Joël+

                                                                                                                          (Novembre 2019)    

 

 

photo édito octobre 2019

 

MISSION ET CONTEMPLATION…

 

La question est parfois posée dans des instances d’Eglise :

« Pourquoi nos paroisses sont-elles si peu missionnaires ? »…

Elles le sont bien plus qu’on ne pourrait le penser !…

 

Pourtant, bien des catholiques ne sont pas encore Disciples du Christ.

Ils ne l’ont pas rencontré, même en étant baptisés.

Il leur manque d’être de vrais Contemplatifs de la Vie qui nous est donnée, pour pouvoir être à leur tour, un jour peut-être, Disciples Missionnaires de la Bonne Nouvelle du Salut.

« Contemplatif » : le mot fait peur, ou il semble être réservé aux seuls moines et religieux…

Pourtant, regardons, contemplons simplement la Vie qui nous est donnée :

 

Oui, dans la vie, il y a ceux qui préfèrent se mettre à l’ombre et ceux qui préfèrent se mettre au soleil.

Il y a ceux qui préfèrent le vélo et ceux qui préfèrent la marche à pied.

Il y a ceux qui préfèrent prendre une douche et ceux qui préfèrent prendre un bain (et même parfois ceux qui préfèrent ne pas se laver…).

Il y a ceux qui préfèrent prendre le thé et ceux qui préfèrent le café.

Vous avez aussi ceux qui préfèrent la montagne et ceux qui préfèrent la mer.

Ceux qui préfèrent le rock et ceux qui préfèrent l’opéra, (tout comme ceux qui préfèrent le chant grégorien et ceux qui préfèrent Glorious).

Ceux qui préfèrent les chats et ceux qui préfèrent les chiens.

Ceux qui préfèrent le silence et ceux qui préfèrent le bruit.

Ceux qui préfèrent le chocolat noir et ceux qui préfèrent le chocolat au lait.

Ceux qui préfèrent la gauche et ceux qui préfèrent la droite.

Ceux qui préfèrent le salé et ceux qui préfèrent le sucré.

Ceux qui préfèrent le vin rouge et ceux qui préfèrent le vin blanc.

Ceux qui préfèrent se coucher tôt et ceux qui préfèrent se coucher tard.

Ceux qui préfèrent la ville et ceux qui préfèrent la campagne.

Ceux qui préfèrent la baguette bien cuite et ceux qui la préfèrent pas trop cuite.

Et vous avez aussi et encore ceux qui préfèrent le jour et ceux qui préfèrent la nuit…

Elle n’est pas belle la Vie ?!…           

abbé Joël+

(Octobre 2019)

 

photo édito septembre 2019

 

CES BÉNÉVOLES QUI FONT VIVRE LA COMMUNAUTÉ…

 

Ils sont étonnants tous ces bénévoles qui donnent de leur temps et de leur vie au service des autres et de la Communauté paroissiale.

Appelés, attendus, on leur a donné rendez-vous dans une aventure communautaire, et ils sont répondu « oui ».

 

Leurs engagements s’inscrivent souvent et heureusement dans le temps.

Qu’on s’émerveille cependant de leur fidélité sans faille, même dans des tâches ingrates parfois, et souvent trop peu reconnues.

Pour eux, c’est joie de durer, de poursuivre, de demeurer : ils savent l’importance de la patience, de la ponctualité et de la rigueur de servir, de la présence et de la discrétion.

Comment ne pas les saluer et rendre hommage à leur stabilité : elle nous dit quelque chose d’un Dieu qui -lui aussi- demeure sans compter…

 

Ils savent bien que l’histoire les précède et que les lieux dans lesquels ils s’engagent ont commencé sans eux. Ils savent aussi que les choses

– sans doute- se poursuivront quand ils ne seront plus là. Ils ne revendiquent rien : ni salaire, ni avantage, ni pouvoir. Pas même les titres et les honneurs.

Comme elle est belle cette gratuité qui les anime !

Ils sont là tout simplement parce qu’ils aiment leur communauté et veulent se mettre au service des personnes.

 

Certains s’imaginent qu’ils veulent prendre « le pouvoir » ! Comme c’est paradoxal ! Car il faut les voir se donner sans compter, sans chercher à devenir des maîtres, sans volonté de puissance. Ils n’ont pas de revendications les concernant. Ils ne sont pas là pour développer leurs propres projets. Ce sont des serviteurs.

 

Il n’est pas rare de les voir exploités, devenir corvéables à merci, subordonnés à de « petits pouvoirs » ou aux caprices de certains catholiques.

Ils ont pourtant des choses à dire, un regard neuf à poser sur le « train-train » et une parole à prendre.

Leur goût du travail en équipe, de l’accompagnement mutuel, l’ambiance conviviale qu’ils aiment déployer sont de sacrées leçons. Il y a de la graine d’espérance à recevoir d’eux.

Ce sont des personnes animées de dispositions favorables, des gens qui font des choses sans y être tenus, des hommes et des femmes qui veulent du bien, du bon, du beau. Et de la Vie !…

 

Leur attachement fidèle est le signe d’une Eglise dans laquelle les dons de chacun sont reconnus et valorisés. Leur résistance passive et silencieuse

« aux petits caporaux qui pointent leur nez ici ou là » témoigne de leur désir ardent d’une Eglise autre, où chacun a sa place.

Leur présence donne le signe d’une Eglise qui peut se jouer

« sur un air de famille ».

Oui, les bénévoles sont indispensables… Et il n’y aura pas d’Eglise sans eux !

 

                                                                                   abbé Joël+

                                                                                   (Septembre 2019)  

 

 

photo Edito août 2019

 

 « BONNES VACANCES ! »…

 

L’expression va revenir souvent sur nos lèvres,

en cette fin d’année scolaire.

Pourtant, nous savons bien qu’en la matière,

les choses se vivent fort différemment entre nous.

 

En effet, il y a ceux qui partiront loin et ceux qui ne partiront pas.

Il y a ceux qui auront la joie de vivre des temps familiaux

ou amicaux et ceux qui seront plus seuls encore.

Il y a ceux qui ne peuvent pas ou qui ne veulent pas partir,

et ceux qui attendent avec impatience ce temps de repos.

La diversité est grande.

 

Deux invitations nous sont pourtant lancées en ce temps

de vacances :

La première est celle du repos.

Si nous le pouvons, prenons le temps du repos physique

et spirituel.

Un bon livre peut être un « bon compagnon de route » :

Le roman d’Anne KURIAN, (aux éditions Quasar) :

« La paroisse était presque parfaite » peut prendre place

dans nos valises…

 

La deuxième invitation est celle de la « Communion Fraternelle » :

Donnons-nous spirituellement rendez-vous le 15 août,

où que nous soyons, et prions les uns pour les autres,

le jour où nous fêterons Marie.

 

Il n’y a pas de vacances pour la foi chrétienne, mais certainement

une façon chrétienne de passer ses vacances en communion

les uns avec les autres.

 

Alors, « Bonnes Vacances… » !

abbé Joël+

                                                                       (Juillet – Août 2019)

 

                                                                  

photo édito de juin 20191

 

« Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits ! » (Psaume 102)

 

Les beaux jours sont de retour, et l’été se fait proche. La nature s’est parée de 1000 fleurs et senteurs que vient baigner un soleil qui réchauffe de nouveau. Mais d’où me vient toute cette beauté ?

Le chrétien le sait bien : cette profusion de vie dans la nature nous vient de Dieu, et constitue un témoignage à la fois simple et grandiose de la sollicitude aimante de notre Créateur. Dieu se dit et se donne à voir à travers sa création. Elle est un don, un cadeau, fait tout exprès pour que je la contemple et rende grâce : « bénis le Seigneur, ô mon âme ! »

Comme l’action de grâce est devenue difficile parfois dans nos cœurs ! Comme le mouvement du monde a facile de nous entraîner dans sa logique de consommation, de centrement sur soi, d’enfant gâté. NON ! L’homme est fait pour recevoir avec joie les dons de Dieu, rendre grâce (Eucharistie), et ne pas chercher ailleurs sa source fondamentale de bonheur.

Comme pour répondre à cette profusion de la nature, la liturgie de ce mois de juin ne lésine pas en grandes fêtes pour célébrer le don de Dieu : la Pentecôte, la sainte Trinité, la Fête-Dieu, le Sacré-Cœur de Jésus ! Dieu se presse à la porte de nos cœurs et semble nous demander sans cesse : veux-tu accueillir ce cadeau ? et encore celui-ci ? et celui-là ?

Dans cette litanie de fêtes, j’aurai la joie de tenir une place particulière, en étant ordonné diacre en vue du presbytérat à la cathédrale de Metz le 30 juin à 15h. Vous y êtes tous cordialement invités. Toute ordination est encore un cadeau que Dieu nous fait. Rendons grâce tous ensemble !

 

                                                                     Raphaël Chaigne, séminariste à Yutz

 

 

photo liturgie mai 2018

 

MAI…  MOIS DE MARIE !

 

            Enfin arrive mai… Mois normalement fleuri qui devrait mettre un peu de poésie dans notre cœur. Les temps sont durs… est-il nécessaire d’égrener le chapelet de toutes les réalités négatives qui peuvent nous assaillir ?

            Les yeux bleus de Marie aperçus par Bernadette, ou le sourire de la Vierge aperçu par Thérèse de Lisieux, doivent-ils nous abstraire de notre histoire ? Le rire des enfants existe toujours, les cœurs aimants et dévoués des vieillards existent toujours. L’amour divin s’infiltre encore dans quelques âmes, peut-être chez beaucoup nous l’espérons.

            Prendre notre chapelet, nous apprend à arpenter notre monde avec plus d’espérance. Si la Vierge nous regarde et nous sourit, c’est que la miséricorde du Christ est là : Lui, Il a tout payé sur la croix, pour nous rendre le Bien de la grâce sanctifiante, volé par la liberté dévoyée des hommes. Nous croyons ainsi à l’Amour toujours plus fort.

            C’est le mois de Marie, certains le vivront avec le temps fort d’un pèlerinage. D’autres à l’occasion de la première des communions ou du mariage de leurs enfants. Pour tous avec le printemps, nous laissons pousser les fleurs de l’amour par notre offrande généreuse, même si quelques épines sont le lot de tous.

            Les nuages roulent toujours, ils cachent le Soleil… Le soleil qu’est le Christ ne peut être anéanti en nos vies. Dans le feu du Saint Esprit nous l’accueillerons chaque jour. Car dans chaque « Je vous salue Marie » nous disons « prie pour nous, maintenant »

             « Confions à Marie, l’abbé Joël et toutes nos intentions, aussi bien nos joies que nos soucis et nos peines ».

           

                                                                                              Diacre Dominique.

 

 

EDITO MARS 2019

 

 « IL EST GRAND LE MYSTERE DE LA FOI »…

 

Du samedi 13 au dimanche 21 avril 2019 les chrétiens

du monde entier vivront, une fois encore,  

la « Grande Semaine Sainte ».

 

C’est toujours un émerveillement de vivre les célébrations

pascales, de vivre la dernière semaine de la vie de Jésus.

Il entre triomphalement à Jérusalem (Dimanche des Rameaux) ;

il partage son dernier repas avec ses disciples et leur laisse un

double testament, l’eucharistie et le lavement des pieds

(Jeudi Saint) ; il souffre et meurt sur la croix, abandonné par

ceux qui l’acclamaient (Vendredi Saint). Il sort victorieux de la mort

et offre au monde sa Paix (Veillée Pascale).

 

Cette « Grande Semaine » est à la source et au cœur de la foi chrétienne.

Et la belle liturgie de la Veillée Pascale concentre toute sa signification.

Elle est articulée autour de 4 moments.

D’abord le rite du feu : le cierge pascal est allumé et la flamme

est transmise aux fidèles, manifestant ainsi la victoire du Christ

sur les ténèbres.

Puis la liturgie de la Parole retrace toute l’Histoire du Salut.

Ensuite la liturgie baptismale durant laquelle des enfants et une adulte

recevront le baptême, et où chaque chrétien va aussi professer sa foi.

Et enfin, la liturgie eucharistique au cours de laquelle nous communierons

à la Vie du Ressuscité.

 

Pâques n’est donc pas seulement un évènement du passé.

C’est une fête pour toute l’humanité aujourd’hui encore.

C’est le Christ à jamais vivant et présent au cœur de nos vies.  

 

Je vous souhaite de vivre cette « Grande Semaine »

où, en 3 jours et 3 nuits, nous ne faisons pas seulement mémoire

du passé mais aussi de l’Avenir en Jésus Ressuscité.

 

Bon Triduum Pascal et déjà Belle Fête de Pâques !

                                                                                   abbé Joël+

                                                                                   (avril 2019)  

 

Photo Edito mars 2019

 

 

OH NON… ! ENCORE LE CARÊME !…

 

Sacrifice, pénitence, abstinence, ascèse, jeûne, épreuve,

restriction…

Que de fois n’avons-nous pas limité le Carême à ces termes !

Si c’est votre cas, alors je vous souhaite bon courage !

Les prochains jours vont être longs et pénibles !

 

Certes, dans notre « Marche vers Pâques »,

il nous faut choisir, faire un tri, emporter l’essentiel

et renoncer au superflu pour ne pas être encombré

ou alourdi sur la route.

En ce sens le Carême est un temps propice à la prière

et à la pénitence.

 

Mais en réalité, plus qu’un « jogging de décrassage annuel »,

le Carême est un temps favorable pour retrouver le dynamisme

de notre baptême où nous avons été plongés dans la mort et la

Résurrection du Christ.

 

En somme, le Carême nous offre une fois encore l’opportunité

de réfléchir sur ce qui est au cœur de la vie chrétienne : la charité !

C’est d’ailleurs le message du pape François, qui nous invite à

« ouvrir la porte de notre cœur à l’autre car toute personne est

un don, autant notre voisin que le pauvre que nous ne connaissons pas.

Le Carême est un temps propice pour ouvrir la porte à ceux qui sont

dans le besoin et reconnaître en eux le visage du Christ.

Chacun de nous en croise sur son propre chemin. Toute vie qui vient

à notre rencontre est un don et mérite accueil, respect, amour ».

 

Par ces simples mots, nous percevons ainsi que le Carême, n’est pas

un but en soi, mais un moyen nécessaire pour se recentrer sur l’Amour

de Dieu et du prochain.

Dès lors, tout effort vécu en dehors de cette réalité caritative

ne serait qu’un exercice d’ascèse solitaire et donc inopportun.

 

A tous, Bon Carême et Bon Cheminement vers Pâques !

 

                                                                                   abbé Joël+

                                                                                   (Mars 2019)

 

édito février 2019

 

A L P … « ANIMATRICES LAÏQUES EN PASTORALE »

 

L’histoire est vraie :

Il y a quelques années déjà, une ALP de notre diocèse

et même de Koenigsmacker est allée rencontrer son notaire,

lequel lui a demandé :

  • Vous faites quoi comme métier ?

Michèle répond :

  • Je suis Animatrice Laïque en Pastorale.

Et le notaire, naïvement, d’en rajouter :

  • Vous gardez des chèvres ou des moutons ?

Il est vrai que le mot « Pastorale » peut avoir beaucoup de sens…

 

Vous le savez bien, Mmes Mireille Guerder et Emmanuelle Geiger ont été nommées sur notre archiprêtré « Animatrices Laïques en Pastorale ».

L’une pour la Pastorale de l’Enfance, l’autre pour la Pastorale des jeunes.

A nous à les soutenir maintenant du mieux que nous le pouvons.

 

Il faut bien le dire, ce ne sont pas des employées tout à fait comme les autres. D’ailleurs, l’Eglise ne recrute pas ses laïcs : elle les appelle, puis les envoie, après leur avoir adressé une Lettre de Mission, qui est bien plus qu’un simple contrat de travail.

Leur entrée en fonction ne se traduit pas par un « pot d’accueil » dans une salle de l’évêché, mais par une présentation à la Communauté paroissiale,

comme nous l’avons vécue le 6 janvier 2019, durant l’Eucharistie présidée par le P. Jean-Christophe Meyer, Vicaire Général.

 

Il me paraît également important d’insister sur cette complémentarité des Missions de ces deux personnes : L’Enfance et la Jeunesse.

C’est donc aux animateurs, en particulier, et à toute la Communauté paroissiale d’ouvrir des ponts, pour que nos rassemblements laissent

place aux différents âges de la vie.

 

Alors, des moutons ou des chèvres ?…

Ni l’un, ni l’autre… Mais des enfants et des jeunes qui sont toujours les bienvenus dans l’Eglise, notre Grande Famille.

                                                                       abbé Joël+

                                                                       (Février 2019)

 

 

photo Edito janvier 2019

 

 

VŒUX PIEUX ?…

 

Voici, après les guirlandes et le houx,

Janvier et les vœux qui l’accompagnent.

Sachons transformer cette corvée en témoignage

pour notre prochain.

 

Tout commence le plus souvent par les vœux échangés

sous le gui : « Bonne année, bonne santé »,

on s’embrasse, on se congratule et on passe à autre chose.

 

Dommage. Il y a pourtant là une occasion inespérée

de partager un moment de tendresse et d’intimité.

Laissons notre cœur s’exprimer :

une parole et un regard aimants sont plus précieux

que toutes les formules passe-partout.

 

Quelques jours après Nouvel An, le dimanche 6 janvier 2019,

nous nous retrouverons à 10H45, en l’église de Metzervisse,

pour célébrer la fête de l’Epiphanie.

C’est le Père Jean-Christophe Meyer, qui viendra présider

l’Eucharistie, au nom de notre évêque.

Au cours de cette messe, le Vicaire Général donnera les

Lettres de Missions à :

  • Mme Mireille Guerder, qui est désormais

nommée pour la Pastorale de l’Enfance

sur tout notre Archiprêtré et Assistante de l’Archiprêtre,

  • ainsi qu’à Mme Emmanuelle Geiger, nommée pour

la Pastorale des Jeunes sur l’Archiprêtré.

 

Là encore, présentons-leurs, ce jour-là, à toutes deux,

nos bons vœux, dans leurs nouvelles Missions respectives

et complémentaires et soutenons-les ensuite, jour après jour.

 

Alors, nos vœux 2019 seront-ils une corvée annuelle,

rituelle et un peu creuse, ou l’expression sincère de notre

tendresse et de notre solidarité pastorale ?

 

Osons aller encore plus loin dans la Fraternité.

Et tous mes Bons Vœux à chacune et chacun !

 

                                                                                   abbé Joël+

                                                                              (Janvier 2019)

  

 

photo Edito décembre 2018

 

LE CHANT DES ANGES…

 

Qu’avons-nous fait de Noël ?

On peut déplorer à l’envi la fièvre commerciale de décembre.

Il y a, c’est vrai, quelque chose d’attristant dans ces liturgies profanes

qui scandent à nos fenêtres une joie obligatoire et souvent factice,

durant tout ce temps de l’Avent.

Noël, c’est autre chose.

La paille, la crèche, l’étoile des possibles, le Verbe qui se fait souffle

au cœur de la nuit des hommes…

Nativité rime avec simplicité.

 

Mais, voyez-vous, si j’osais, j’affirmerais que ces rites

de neige artificielle et de sapins en plastique,

tout déchristianisés qu’ils soient, méritent notre bienveillance.

Ce besoin de revenir aux fééries de l’enfance ne traduit-il pas,

chez beaucoup, un désir de réveiller le souvenir d’une foi cachée ?

Il suffit parfois d’un rien pour attiser le feu qui couve.

« Un peu de miséricorde, dit le Pape François, rend le monde moins

froid ».

 

Pour ma part, j’aime ce Temps préparatoire à Noël qu’est ce beau

Temps de l’Avent.

Mais nous ne mettons pas un santon dans la crèche pour parfaire

la déco ou parce que « c’est notre culture et notre fierté ».

En nous, il y a plus fort que nous, c’est le Dieu Tout-Puissant qui

se fait Tout-Faible.

Oui, à Noël, quelque chose nait en nous, et c’est le Tout-Autre,

c’est Jésus, le Christ Sauveur.

Et Marie et Joseph, dans la fragilité de leur exil, n’ont pas fini

d’éclairer les drames de notre époque !…

 

Le 24 décembre au soir, des chrétiens se lèveront

de table et affronteront la Nuit, pour venir célébrer 

à 23H30 précises, en l’église de Veckring, la naissance de

« l’Enfant de la Divine Espérance ».

Et peut-être, comme les bergers, en marge de

la société bruyante des discours mondains,

entendrons-nous aussi le chant des anges…

 

Bon Temps d’Avent

et déjà Belle Fête de la Nativité !

 

                                                                                   abbé Joël+

                                                                            (Décembre 2018) 

 

 

photo Edito novembre 2018

 

 

 « À   V E N D R E… »

 

Un confrère m’a envoyé, il y a quelques semaines déjà,

cette annonce immobilière :

« A vendre : loft à rénover. Très grande surface et

gros volume à aménager ».

Je n’en « croyais pas mes yeux », lorsque je vis

que c’était le Diocèse de Nancy qui mettait en vente

l’église St Jules de Longwy, une des 3 églises de la ville.

 

Parfois, dans ce genre de situation, les gens réagissent,

s’organisent en association, et s’activent pour sauver

telle chapelle ou telle église. Mais leur engagement est

loin d’être suffisant pour maintenir en état les 90 000 lieux

de prière catholiques que compte notre pays, dont beaucoup

courent à la ruine.

 

Certains maires baissent les bras et sacrifient ces édifices sur

l’autel des intérêts économiques. D’autres, il faut bien le dire,

ne donneraient « pas un radis » au nom de la « Sainte Laïcité »…

Beaucoup, cependant font tout ce qu’ils peuvent pour entretenir

les lieux de culte qui leur sont confiés.

 

On oublie souvent que les « chrétiens pratiquants » font beaucoup :

Jour après jour, ils entretiennent leurs lieux de culte, les nettoient,

les fleurissent ou les restaurent et des « chrétiens non pratiquants »

sont généreux lors de la quête pour le chauffage.

Ainsi la chapelle St Benoît de Guénange ou les églises de Metzeresche

ou de Kemplich ainsi que la chapelle de Kirsch-les-Luttange en sont

un bel exemple.  

Tiendrons-nous encore longtemps ainsi ?…

Nous l’espérons.

 

Pourtant, restaurés, sauvés, nos lieux de culte n’ont cependant

pas vocation à devenir ‘d’élégants cercueils d’une religiosité surannée’.

‘L’église n’est pas un bibelot’ disait déjà Maurice Barrès, ‘elle est

une âme qui contribue à faire des âmes’.

 

Légitimement attachés à nos églises de pierre, puissions-nous

l’être plus encore à l’Eglise, notre grande Famille.

Ouvrir nos églises et chapelles, s’y retrouver en Communauté

pour prier et célébrer le Christ Vivant, voilà qui justifie l’existence

de ces maisons où Dieu attend les hommes.

 

Alors, que peut-on faire de nos églises vides ?…

Les vendre à regret …

Ou que les Catholiques les remplissent avec joie !…

 

                                                                       abbé Joël+

                                                                       (Novembre 2018)

                                   (D’après un article de Famille Chrétienne de septembre 2018)

 

 

photo Edito octobre 2018

 

 

ROSAIRE ET MISSION…

 

Ce mois d’Octobre est un mois traditionnellement consacré au rosaire, où nous prions la Mère de Jésus pour avancer vers le Christ. Mais il est aussi le mois de la Mission pour l’Eglise universelle. La Semaine Missionnaire se déroulera, cette année, du 14 au 21.

 

L’identité de l’Eglise est missionnaire.

Dès l’origine les chrétiens étaient disciples missionnaires.

Mais dans nos pays de « vieille chrétienté », la mission s’est, au fil des ans, reposée sur les religieux ou les prêtres.

Ce temps est terminé. Il faut préparer l’avenir et le faire maintenant très rapidement.

Ce souci de transmettre la foi vive et brûlante au Christ doit nous animer, animer notre prière et nos projets pastoraux. 

 

Sans doute devons-nous prier encore pour que nous puissions sortir d’une « pastorale de la demande » et entrer dans une Pastorale résolument Missionnaire.

C’est sûr, nous avons déjà commencé : depuis des années, nous avons une équipe d’Archiprêtré composée en majorité de laïcs. Et nos 3 Equipes d’Animation Pastorale (Equipes de Coordination Pastorale aujourd’hui) savent combien il importe, en ces temps, de travailler en Archiprêtré.    

Il nous faut pourtant aller encore plus loin : les Archiprêtrés sont désormais les territoires stables pour la Mission et la Collaboration.

 

Ainsi :

+ Avant le 1er dimanche de l’Avent 2018, voici nos objectifs pour notre Communauté :

  • Conforter l’Equipe de Coordination Pastorale (ECP) dans sa mission (cela a été fait à la Messe de Rentrée Pastorale).
  • Rassembler tous les fidèles pour expliquer ce nouveau Projet Diocésain : (Nous consacrerons 2H, un soir d’octobre, de 20H à 22H et ce seront deux ou trois personnes qui animeront cette rencontre).
  • Appeler des « Equipes relais » pour chaque paroisse, qui travailleront en lien étroit avec le curé, l’ECP et l’Equipe d’Archiprêtré. 

+ Avant Noël 2018 :

  • En Archiprêtré, nous reprendrons les 7 « Offices » qui seront à déployer pour la Mission, à savoir : la pastorale de l’initiation chrétienne, celle des jeunes et des vocations, celle de la pastorale des familles, de la diaconie, de la santé et des personnes handicapées, de la formation et du dialogue et de l’ouverture au monde.

 

Ainsi, c’est sûr, nous avons moins besoin de démissionnaires

que de Disciples Missionnaires !

 

Que Notre-Dame du Rosaire féconde nos actions et qu’elle unifie notre désir de porter la joie de l’Evangile !

 

                                                                                   abbé Joël+

                                                                                   (Octobre 2018)    

 

 

photo Edito Septembre 2018

 

 

« UNE ÉGLISE DE DISCIPLES-MISSIONNAIRES »…

 

Nous sommes habitués, dans l’Église,

à vivre des années marquées par un thème bien précis :

jubilé de la Miséricorde, année de la vie consacrée, année du

sacerdoce…

Deux années s’ouvrent à nous pour mettre en œuvre le

« Projet pour une conversion pastorale et missionnaire de

l’Eglise en Moselle » promulgué par notre évêque le 24 juin dernier.

Belle occasion de vérifier si nous vivons notre condition de

« disciples-missionnaires » énoncée par le pape François dans

« La Joie de l’Evangile »

 

En regardant cette expression, il est intéressant de noter le

trait d’union entre le mot « disciple » et le mot « missionnaire ».

Le Pape François, dans « Evangelii Gaudium » précise :

« Tout chrétien est missionnaire dans la mesure où il a rencontré

l’amour de Dieu en Jésus Christ ; nous ne disons plus que nous

sommes « disciples » et « missionnaires », mais toujours que nous

sommes « disciples-missionnaires » (n°120).

Autrement dit la condition même du disciple est d’être missionnaire !…

Et François rajoute :

« La nouvelle évangélisation doit impliquer

que chaque baptisé soit protagoniste d’une façon nouvelle.

Cette conviction se transforme en un appel adressé à chaque chrétien,

pour que personne ne renonce à son engagement pour l’évangélisation,

car s’il a vraiment fait l’expérience de l’amour de Dieu qui le sauve,

il n’a pas besoin de beaucoup de temps de préparation pour aller

l’annoncer, il ne peut pas attendre d’avoir reçu beaucoup de leçons

ou de longues instructions ».

 

Désormais, ce seront les archiprêtrés qui seront les territoires stables

pour la mission (et non plus nos seules Communautés de paroisses).

Ainsi, le Projet Diocésain vise une collaboration plus large, mais veut

aussi éviter la centralisation. Pour ce faire, les curés appelleront, dans

chaque paroisse, une ou plusieurs personnes chargées du souci de la

proximité et du dynamisme de la Communauté .

Pour l’heure, il nous faut continuer à favoriser la dimension fraternelle

entre nous. Seules les Communautés fraternelles peuvent être des lieux

de formation et de soutien de disciples-missionnaires.

 

En avant donc, disciples-missionnaires !

 

                                                                                    abbé Joël+

                                                                                     (Septembre 2018)   

 

 

 

photo Edito août 2018

 

 

M A R I E . . .

 

Tout le monde (en général) aime la journée du 15 août !

Pour certains parce que c’est un jour férié, pour d’autres un jour

au milieu des vacances en famille…

Pour l’Eglise, ce jour est un jour de Fête Mariale.

 

La tradition de célébrer la Vierge Marie, le 15 août, est lointaine :

elle remonte à la consécration à Jérusalem d’une église dédiée

à la Vierge Marie, au V° siècle.

En notre pays, cette Fête marquait la tradition des villes et villages. 

Depuis que Louis XIII, dans un vœu solennel, a remis son royaume entre

les mains de Marie, en 1638, elle est la Fête patronale de la France,

n’en déplaise à certains. Et, lorsqu’en 1950, Pie XII a défini le dogme

de l’Assomption, l’Eglise universelle a pu célébrer dans la joie ce jour

où la Vierge « est montée en son corps et en son âme dans la gloire

du Ciel ».

 

J’aime célébrer l’Eucharistie, le matin du 15 août, dans une paroisse,

puis monter l’après-midi pour la procession Mariale, à la chapelle du

Hackenberg…

Il y a comme un « air de fête » !…
Oui, nous aimons lever les yeux vers Notre Dame, pour lui confier

simplement nos vies et celle de notre pays, en lui demandant

d’intercéder pour nous, pauvres pécheurs, qui aimons son Fils et

nous lui demandons d’être « attentifs, tendus, vers les réalités

d’en haut », comme le dit si bien l’oraison du jour.

 

Nous aimons nous confier à la prière de la Mère de Jésus,

car nous comprenons qu’elle veille sur nous et que sa présence

maternelle donne à chaque chrétien de grandir dans la douceur

et la bienveillance.

Comme le monde serait changé si toutes nos relations étaient empreintes

de ces deux grandes qualités de la Vierge Marie !…

 

Selon le grand mot de l’Ecole Française de spiritualité, les hommes

sont invités à aller « à Jésus par Marie ».

L’Eglise a un caractère Marial fort !

Mais elle doit être aussi, comme Marie, « la Servante du Seigneur ».

Puisse notre Communauté être Mariale, pour qu’en elle nos

contemporains puissent trouver Jésus Vivant !

 

Bon mois d’août dans cette Joie Mariale !…

 

 

                                                                       abbé Joël+

                                                                       (Août 2018)  

 

 

photo Edito juillet 2018

 

 

VACANCES… ET… VACANCE…

 

Chaque année,

il y a ceux qui partent, et ceux qui ne partent pas.

Il y a ceux qui ont la joie de vivre des temps familiaux

ou amicaux et ceux qui sont plus seuls encore.

Il y a ceux qui ne peuvent pas ou ne veulent pas partir,

et ceux qui attendent avec impatience ce temps de repos.

Surtout ne donnons pas vacance à notre vie spirituelle !…

 

Certes nos Assemblées vont être plus dispersées.

Cependant, il y aura, cette année encore,

durant ces deux mois d’été,

une eucharistie le samedi à 18H30, dans l’une ou l’autre paroisse,

et une autre chaque dimanche à Metzervisse, à 10H45.

Deux Temps Forts sont également prévus en août :

Le dimanche 5, Fête de notre Saint Patron : St Maximilien Kolbe,

en l’église de Volstroff à 10H45, et le mercredi 15 août,

Fête de l’Assomption, en l’église de Metzeresche à 10H45 et

la Procession Mariale à la chapelle du Hackenberg, à 15H30.

Ne manquons pas ces rendez-vous ! Sachons nous rassembler

autour de l’autel et accueillir comme il se doit,

les prêtres qui viendront célébrer l’Eucharistie.

 

Oserai-je encore lancer une invitation ?…

Celle de la « Communion Fraternelle » :

Donnons-nous spirituellement rendez-vous, où que nous soyons,

le 15 août, et prions les uns pour les autres, le jour où nous

fêterons Marie.

 

Il n’y a pas de vacances pour la foi chrétienne,

mais certainement une façon chrétienne de passer ces vacances.

 

                                                                                   abbé Joël+

                                                                                   (Juillet 2018)  

 

 

 

Edito juin 2018

 

LE MOIS DES ORDINATIONS…

 

Le mois de juin est traditionnellement celui des ordinations,

dans bon nombre de Diocèses.

Ainsi, Mgr Jean-Christophe LAGLEIZE, évêque de Metz,

ordonnera diacre, en vue du presbytérat, Emmanuel ECKER,

le dimanche 24 juin 2018, à 15H en notre cathédrale.

 

Pourtant, cette année, point d’ordination sacerdotale.

Nous sommes devant la réalité des chiffres !…

Et si nous manquons parfois cruellement de prêtres,

en Europe, il n’y a jamais eu autant de vocations de par

le monde.
Il nous faut donc assumer cette objectivité, jusque dans

la prière personnelle et communautaire.

 

Nous sommes confrontés à une vraie question :

Notre communion au Christ, dans l’Eucharistie,

est-elle suffisamment centrale et essentielle pour notre

vie chrétienne, pour notre foi, au point que

nous nous préoccupions qu’il y ait toujours des prêtres

pour célébrer l’Eucharistie ?

Sinon, il est inutile de répéter que l’Eucharistie est le

centre de notre vie !

Or, pour la célébrer, nous n’avons pas seulement besoin

d’hommes capables de dire les paroles et de faire les gestes

qui correspondent.

Dieu, lui, appelle des hommes complètement donnés,

de façon définitive, intégrale et exclusive dans leur relation

au Christ.

 

Ainsi, les prêtres sont ordonnés dans le célibat consacré pour

que tous accomplissent leur consécration à Dieu, dans l’état

de vie qui est le leur !

 

Puisse notre Communauté être toujours plus priante,

appelante et missionnaire, et que chacun

d’entre nous suive le Christ : Il connait la route…

 

                                                                       abbé Joël+

                                                                       (Juin 2018)

 

 

 

photo Edito mai 2018

 

 

 « PARLEZ-NOUS DES PRÊTRES »…

 

L’un des plus beaux textes que j’ai pu lire sur le sacerdoce est bien celui du Père Robert SCHOLTUS, paru en 2005, dans la revue Etudes.

Il écrit entre autres à propos des prêtres :

 

« Nul d’entre eux ne saurait incarner et accomplir à lui seul la parfaite essence de l’état presbytéral. D’ailleurs, le décret Presbyterorum Ordinis du concile de Vatican II ne parle des prêtres qu’au pluriel, attestant ainsi qu’il n’est de prêtre que dans la singularité d’un appel et la collégialité d’une mission. »

 

Et, un peu plus loin :

   

« Un jour ils ont eu l’audace de leur offrande… Prenant à bras-le-corps leurs élans et leurs pesanteurs, saisissant dans leurs mains pulsions, espoirs, aveuglements, bonne volonté, ils ont tout jeté entre les mains de Dieu et se sont jetés eux-mêmes, plus loin que ce qu’on peut saisir de soi… Et rien ne peut effacer cet instant de gloire ».

 

Notre archiprêtré a encore cette « chance » d’avoir un curé par communauté (pourvu que cela dure !…) Et encore une belle diversité de prêtres :

les Pères Jurek et Nicolas, Jean-Dominique et Xavier, Jean-Marie F. et

Jean-Marie H., Jean-Marie J. et Gérard et Joël.     

A l’heure de la mise en œuvre d’une nouvelle organisation pastorale et missionnaire dans notre diocèse, il importe de renforcer nos liens fraternels avec eux.

Vous n’avez qu’un curé à « supporter » ! (Peut-être !)

Lui a tous les paroissiens à porter !

 

En ce mois de mai qui s’ouvre à nous, prions « ND du Sacerdoce » pour tous les prêtres, sachons travailler avec eux pour le bien de tous et leur manifester notre « communion fraternelle ».

 

                                                                                   abbé Joël+

                                                                                   (mai 2018)

 

  

photo Edito avril 2018

 

 

CE N’EST PAS UN POISSON D’AVRIL !…

Si Pâques n’existait pas,

Le christianisme n’existerait pas !

Voici, de façon quelque peu abrupte,

mais évidente au plan de la foi,

ce qui fait qu’aujourd’hui, comme depuis

plus de 2000 ans,

des hommes et des femmes mettent leur vie

dans les pas de Celui – le Christ-

qui n’a jamais cessé de dire :

« Je suis la Résurrection et la vie ».

 

Ce qui fait la grandeur de l’homme,

c’est de se savoir mortel.

Ce qui fait la grandeur de Dieu, c’est de redire

que l’homme est fait pour la Vie.

Et cette grande Fête de Pâques 2018 vient redire,

de façon éclatante au plan de la foi

et de façon discrète au plan humain,

que la Résurrection du Christ inaugure

un monde nouveau où la mort devient passage

et où la vie, notre vie, s’éclaire d’un avenir insoupçonné,

qui rime avec Eternité.

 

Il nous faut donc choisir entre le « Grand Soir » des illusions

perdues et le petit matin des Espérances les plus fortes.

 

Pas de blague, chers Amis,

l’originalité du christianisme,

repose sur la Résurrection du Christ, que nous célébrons,

une fois encore en cette grande Fête de Pâques,

comme en chaque eucharistie.

Et ce n’est pas un « poisson d’avril » !

 

                                                                                              abbé Joël+

                                                                                              (Avril 2018)

 

 

photo Edito mars 2018

 

 

 « UNE ÉGLISE FACEBOOK » ?…

 

Mark Zuckerberg se prendrait-il pour Dieu ? …

En effet, le fondateur de Facebook déclarait,

fin juin 2017, que son réseau comptait 2 milliards

d’utilisateurs et qu’il pouvait prendre la place

des Eglises.

« Facebook pourrait combler le vide laissé dans

la vie des gens par le déclin des Eglises », a-t-il

lancé aux responsables des groupes (les « communities »

en anglais) qui fédèrent des millions d’utilisateurs

selon leurs intérêts.

 

De ce discours, les médias n’ont retenu que le chiffre :

2 milliards d’« amis » qui partagent des photos,

des « j’aime », des commentaires et des vidéos,

cela fait beaucoup de monde, en effet.

 

Pourtant, l’Eglise est plus qu’un réseau social.

C’est le Peuple de Dieu, dans toutes ses diversités,

et c’est aussi là que s’exprime la Transcendance.

Zuckerberg a beau voir grand, jamais il ne pourra viser

aussi haut.

 

Il n’empêche que les églises se vident…

Il faut donc prendre la « provocation » de Facebook

très au sérieux, car Mark en rajoute :

« J’ai compris combien l’appartenance à une communauté

est importante. Nous cherchons tous quelqu’un en qui nous

pouvons avoir confiance ».

 

C’est sûr, dans l’Eglise comme dans la société,

il y a trop de solitude(s) et trop d’individualisme.

Le défi de l’Eglise en Occident est là : proposer des lieux

de vie communautaire, de communion, de partage,

où il n’y a pas d’abord une doctrine à proclamer,  

ni une règle de vie à promulguer,

mais une expérience humaine et fraternelle à vivre.

Le reste viendra après.

 

Souvent, nous voulons décider seuls, mais ne pas être seuls.

Cruel dilemme.

Comment y répondons-nous ?

Si nous n’allons pas sur Facebook,

(et même si nous y allons…)

quelles sont nos fraternités, nos « communities »,

et qu’y trouvons-nous ?…

 

Bonnes questions, me semble-t-il, pour nos

Communautés chrétiennes, en ce

Temps de Carême, à l’approche de la Grande Semaine Sainte.

 

                                                                       abbé Joël+

                                                                       (Mars 2018)

 

 

 

photo Edito février 2018

 

 

 

CARÊME ET CONFESSION…

 

Comment proposer le trésor de la

Miséricorde Divine à nos contemporains ?

 

Comment proposer des itinéraires de Pardon

dans la multiplicité des occasions de libération intérieure

et spirituelle, individuelle et sociale ?

 

Comment mettre en place les conditions pastorales

pour que les enfants, les jeunes, les adultes d’aujourd’hui

vivent une rencontre personnelle et communautaire

avec le Christ qui console, guérit et sauve ?…

 

J’avais cru que la dimension communautaire

de nos célébrations pénitentielles(*) aurait donné à

beaucoup d’entre nous l’« envie » de s’exposer ainsi

au regard miséricordieux du Christ et de se laisser « engendrer »

par l’Esprit Saint.

Pourtant, force est de constater, qu’au fil des années,

le nombre des fidèles a diminué à la Toussaint

et durant la période de l’Avent.

 

Que faire alors, en cette période de carême,

qui s’ouvre à nous ?…

Que le prêtre aille au confessionnal et attende

patiemment le pénitent, tel le Saint curé d’Ars ?…

Certains approuveraient, c’est sûr.

Mais à cette époque, c’étaient les fidèles qui attendaient

patiemment dans l’église et le « Saint prêtre »

s’épuisait du matin au soir à confesser !

 

Ce que nous vivons à la retraite des enfants à Vigy,

une fois l’an, éclaire ma lanterne, en ce Carême 2018…

Je me souviens, lors des confessions des enfants,

de certains lapsus théologiques. Ils se trompent dans le

vocabulaire, mais ce sont de grands théologiens !…

 

Ainsi, les catéchistes avaient proposé l’histoire de Zachée,

ce petit homme, qui rencontra Jésus.

« Qu’a fait Zachée, après sa rencontre avec Jésus ?»,

demandait l’animatrice ?

« Il a grandi » a répondu Jules.

C’est vrai que se mettre à genoux pour se confesser,

c’est grandir !… 

 

À Vigy, également, après s’être confessés,

les enfants sont invités à dire l’Acte de contrition.

« Acte de construction » me dit un jour Stéphane…

C’est vrai encore que faire « contrition »,

reconnaître humblement (et régulièrement) ses manques d’amour,

c’est se laisser construire, peu à peu… 

 

Enfin, à la même retraite, Sébastien récitait justement

son acte de « construction », et au lieu de dire :

« Je prends la ferme résolution… » Il dit :

« Je prends la ferme révolution,

avec le secours de votre sainte grâce, de ne plus vous offenser… »

 

Oui,

là encore, si nous réalisions quelle révolution

cela représente de se confesser,

c’est sûr, nous irions sans attendre !

 

*(PS : A noter : prochaine Célébration Pénitentielle avant Pâques :

Mardi 27 mars : 20H15 : église de Metzervisse).

 

                                                                       abbé Joël+

                                                                       (février 2018)

 

 

 

photo édito janvier 2018

 

 

SOYEZ HEUREUX !…

 

Ces deux mots résument bien,

me semble-t-il tous les vœux

que je peux formuler aujourd’hui,

pour vous tous et pour tous ceux

que vous aimez.

 

Je remercie Dieu pour notre belle

Communauté de Paroisses !…

En décembre dernier, on me disait à Metz

combien elle était créative.

Je le crois !…

 

« Soyez heureux ! »

Ce sont les premiers mots de Jésus,

quand il ouvre la bouche.

Selon l’Evangile de St Matthieu,

Jésus les prononce huit fois.

Comme si les Béatitudes indiquaient les vœux

qu’il forme pour ses disciples et pour la foule ;

il s’agit même d’une « grande foule », aux dires

de l’Evangéliste, qui venait de tous les coins frontaliers

de la Galilée, cette route des nations.

 

« Soyez heureux ! »

Ce sont aussi les vœux que je veux formuler

pour ceux et celles que Jésus nomme dans

les Béatitudes, en particulier « les souffrants » :

qu’ils soient malades, âgés, marginalisés,

vivant avec un handicap, ou tout simplement portant

douloureusement leur solitude.

 

Sans doute me direz-vous qu’il est hasardeux

de prononcer de tels vœux pour ceux et celles

qui connaissent ainsi la souffrance.

Il est même hasardeux de prononcer ces vœux

comme une bouteille jetée à la mer,

sans savoir qui la recueillera.

 

Pourtant, prononcer ces vœux,

c’est, me semble-t-il encore,

partager une Espérance qui vient de loin,

de très loin : du plus profond de

nos cœurs habités par la foi.

Nous aurions pu ne pas avoir la foi !…

Il nous faut donc aller jusqu’à ces profondeurs

où elle nous porte à avancer toujours et loin.

 

« Soyez heureux ! »

Mais comment faire pour vivre ce bonheur ?…

Il me revient souvent ce que me disait,

il y a bien longtemps déjà,

notre professeur de théologie :

« Ouvre-toi à la Joie de Dieu !».

 

Bonne et belle Année 2018 à toi !

 

                                                                            abbé Joël+

 

 

 

photo Edito décembre 2017

 

 

« L’HÔTELLERIE DE NOS CŒURS »…

Nous voici donc arrivés,

une fois de plus, en ce beau Temps de l’Avent

qui nous conduit à la grande Fête de la Nativité.

Et voilà des siècles que retentit l’annonce de Sa proximité.

 

Comment se fait-il alors que ses traces

soient si peu repérables ?

Nous avons beau scruter le monde autour de nous,

nous ne l’apercevons pas, ou alors, si peu !

Où donc est-Il parti ?

Au plus intime de nos vies comme sur les places,

tous semblent pouvoir se passer de Lui.

Dieu a disparu de notre paysage, sans faire de bruit.

La nature a perdu son Créateur !

 

Quelquefois, tel un enfant perdu,

Dieu frappe à notre porte :

« Voici que je me tiens à la porte et je frappe » (Ap 3, 20).

Mais il s’en faut de beaucoup qu’on Lui ouvre toujours.

Il y a si peu de place pour Dieu à notre hôtellerie !

 

Mais quand le Père a disparu, les enfants grelottent

de froid.

Que Dieu s’en aille et nous voici en plein hiver.

Toute notre civilisation s’est comme refroidie.

L’Amour aussi.

Nous sommes comme des oiseaux en hiver.

 

Cependant, si nous voulons vivre Noël

comme une rencontre

avec « l’Enfant de la Divine Espérance », 

le temps est venu de parler un langage de conversion,

comme le Baptiste,

de prononcer le « oui » à Dieu, comme le fit Marie,

de surmonter nos doutes comme Joseph,

pour retrouver « ce petit »

qui fit marcher les bergers

et pour l’adorer comme les Mages.

 

Et même le temps du bœuf et de l’âne est là :

ils sont restés eux-mêmes à ce point

qu’ils « reconnurent d’instinct

la main de leur maître » (Is 1,3).

 

Voir Jésus Vivant à nos côtés,

chaque jour,

voilà ce que je vous souhaite !

 

Bon Temps d’Avent,

Belle Fête de Noël !

 

                                                                      abbé Joël+

                                                                   (Décembre 2017)

 

 

 

photo Edito novembre 2017

 

 

DIACRE PERMANENT…

 

Les récentes feuilles paroissiales ainsi que

notre Site Internet (stmaxk.com) et notre mensuel

« Par quatre chemins »

vous ont informés que notre évêque, Mgr Jean-Christophe Lagleize

a appelé au diaconat permanent Thierry Maillot, habitant Volstroff 57.

La célébration eucharistique d’ordination aura lieu en l’église St Nicolas

de Yutz à 16H, le samedi 11 novembre.

Vous y êtes déjà tous conviés, ainsi qu’au « Verre de l’Amitié »

qui suivra.

 

Le Concile dit qu’il restaure le diaconat permanent pour faciliter

« l’accomplissement des fonctions extrêmement nécessaires à

la vie de l’Eglise » (Constitution sur l’Eglise n° 29).

Autrement dit, les évêques, comme les Apôtres à la suite de Jésus,

choisissent des collaborateurs estimés « nécessaires » à la vie de

l’Église dont ils ont la charge. Par le sacrement de l’Ordre, le diacre

reçoit l’Esprit-Saint et entre avec son évêque et les prêtres dans le

statut de « ministres ordonnés ».

 

Le diacre est ordonné « pour le Service ».

Il aide (le mot diacre, du grec diakonos, signifie serviteur ;

le mot diakonia veut dire service) l’évêque dans sa responsabilité

au sein de l’Église locale.

La Constitution « Lumen gentium » (N° 29) dit textuellement :

« Selon les dispositions prises par l’autorité qualifiée, il appartient

aux diacres d’administrer solennellement les baptêmes, de distribuer

l’Eucharistie, d’assister, au nom de l’Église, au mariage et de le bénir,

de porter le viatique aux souffrants, de donner lecture aux fidèles de

la Sainte Écriture, d’instruire et d’exhorter le peuple, de présider au

culte et à la prière des fidèles, d’être ministres des sacramentaux

(dont les bénédictions) et de présider aux rites funèbres et à la sépulture ».

Pour résumer, le diacre permanent est serviteur de la Parole de Dieu,

de la Liturgie, du Prochain, selon la mission donnée par l’évêque et en communion avec lui.

Les 3 curés de Yutz, Guénange et Metzervisse souhaitent que

Thierry exerce son Ministère, dès le départ, dans la dimension de notre Archiprêtré, pour que les fidèles le connaissent mieux encore.

Les prêtres le savent bien : les ministères diaconaux se définissent

en trois grands types : d’une part des diacres assumant des

services d’Église, dont le cadre dépasse celui de la paroisse, de

l’Archiprêtré et même du Diocèse, voire au niveau National,

(c’est le cas de notre diacre Dominique D.)

et d’autre part, des diacres qui sont serviteurs de la vie paroissiale,

« disponibles pour l’annonce de l’Évangile et de la Charité de l’Église ».

Il est fréquent, même, que leur seule présence en milieu professionnel

soit l’essentiel de leur mission, comme signes du « Christ Serviteur ».

 

Mais pour l’Heure,

il nous faut nous réjouir de cette ordination prochaine,

où nous comptons sur votre présence nombreuse

pour entourer Thierry et prier pour lui et toute sa famille.

 

Déjà Merci à tous !

 

                                                                                    abbé Joël+

                                                                                    (Novembre 2017)   

 

photo Edito octobre 2017

 

« INTOLERANCES ALIMENTAIRES ou AUTRES »…

 

En ce mois d’Octobre,

bien des « inscriptions » aux sacrements de l’Eglise

ont déjà été enregistrées en notre secrétariat, pour

cette Nouvelle Année Pastorale 2017-2018 : 

baptêmes, premières communions, confirmations,

mariages…

Certains même ont été très prévoyants en réservant 

le restaurant, un an à l’avance, m’a-t-on confirmé.

 

Pourtant, à propos de restauration,

il est un repas qui mérite toute notre attention,

c’est l’Eucharistie Dominicale.

 

L’Église, sans renoncer à l’unicité du rite romain,

a diversifié ses propositions :

  • messe sans gluten,
  • messe sans alcool (sur autorisation expresse du Vatican)
  • messe sans encens…

Mais, afin d’étoffer les propositions et de mieux

« coller à la demande », certains voudraient aussi opter pour :

  • la messe sans geste de paix,
  • la messe sans latin ni mention de « sacrifice »,
  • la messe sans chant, (une « messe basse » quoi),
  • la messe sans homélie,
  • la messe sans enfants qui font du bruit,
  • la messe sans mamie qui laisse tomber sa canne,
  • la messe sans le monsieur qui chante faux juste à l’arrière,
  • la messe avec de vraies hosties blanches,
  • la messe sans chant écrit entre 1954 et 2000,
  • la messe sans accent polonais ou africain,
  • la messe sans le vicaire qui prêche trop longtemps,
  • la messe sans le regard furieux du curé…

 

Il y aurait une autre proposition à approfondir

sur le cœur de l’Eucharistie :

Son lien unique avec le Christ !

 

Prenons le temps d’y réfléchir !…

 

                                                                                  abbé Joël+

                                                                                  Octobre 2017   

 

 

photo Edito septembre 2017

 

POUR UNE RENTRÉE PEU ORDINAIRE …

         « sur les chapeaux de roues »…

 

Après le Temps de l’Eté,

voici donc que sonne l’heure de la Rentrée !…

Une nouvelle Année Pastorale s’ouvre à nous.

 

Des rendez-vous sont déjà prévus :

+ Ainsi, à l’initiative de M. le Maire de Metzeresche, M. Hervé Wax,

nous accueillerons avec joie notre évêque, qui présidera l’eucharistie

du dimanche 10  septembre, à 10H30, en l’église de ce village,

à l’occasion des 35 ans de la chorale et de la réfection des peintures de l’église. Vous êtes déjà tous invités au « Verre de l’Amitié » qui suivra.

A 15H30, l’évêque rencontrera fraternellement les maires

qui seront disponibles.

A 16H, en l’église St Nicolas de Yutz, j’installerai, en tant qu’archiprêtre,

le P. Nicolas Klein, comme curé, lequel résidera au presbytère

St Nicolas et j’accueillerai le P. Jean Dominique Abrell, dominicain, comme prêtre coopérateur au service de cette même Communauté.

Mgr l’évêque lui confie également un service de prédication itinérante sur le diocèse.

Le P. Jean Dominique logera au presbytère St Joseph, dès que celui-ci sera rénové.

 

+ Le dimanche 1er octobre, à 10H45, en l’église de Metzervisse, sera célébrée notre « Messe de Rentrée Paroissiale ».

Là encore, vous êtes tous : enfants, jeunes, adultes, cordialement invités à cette unique eucharistie, qui nous rassemblera en une seule Assemblée – (Ecclesia en grec).

 

+ Le Samedi 11 novembre, à 16H, en l’église St Nicolas de Yutz, Mgr l’évêque ordonnera diacre permanent Thierry Maillot, habitant Volstroff.

Qu’une telle ordination puisse être célébrée en notre archiprêtré, pour un membre de notre Communauté est pour nous tous source de Grande Joie !…

Nous comptons sur votre présence, tant à ce rassemblement eucharistique qu’au « Verre de l’Amitié » qui suivra et où nous pourrons exprimer toute notre sympathie à Thierry.

 

Vous l’aurez bien compris, pour cette nouvelle Rentrée Paroissiale parmi vous, mon souhait, pour notre Communauté, est qu’elle reste une vraie Communauté où l’on se retrouve régulièrement, tous ensemble, pour partager la prière, l’Eucharistie, la convivialité et l’engagement au service des autres.

 

La Paroisse n’est pas un « self-service religieux » où l’on viendrait seulement demander occasionnellement un baptême, un mariage, des funérailles ou une catéchèse pour les enfants…

 

Elle est beaucoup plus :

elle est le Rassemblement des frères,

l’Église,

la Communauté fraternelle et spirituelle qui peut faire signe à ceux qui ne la rejoignent pas encore !

 

À chacune et à chacun,

Bonne Reprise !

 

                                                                                  abbé Joël+

                                                                               (Septembre 2017)

 

 

photo édito août 2017

 

 

« Notre-Dame du Sacerdoce »…

 

Oserai-je vous le confier ?

De même que je prie tous les jours pour

chacune et chacun de notre communauté,

j’espère que l’on prie aussi pour moi.

 

Lors de son élection, le Pape François

nous a demandé de prier pour lui,

et il nous le demande régulièrement.

 

Les prêtres ne sont pas des chefs d’entreprise,

mais des frères…

Et un curé a besoin de sentir que sa paroisse

est une famille.

Les fidèles ont besoin de leurs pasteurs et inversement.

Aussi, la prière réciproque est essentielle dans

nos communautés et elle dénoue bien des situations.

 

Mais peut-être que vous vous armez de beaucoup

de patience envers votre curé ?…

Rassurez-vous, lui aussi, peut-être, envers vous…

 

« Le plus beau sanctuaire, la plus brillante garde,

le temple le plus majestueux est le prêtre.

Toutes les églises du monde peuvent s’écrouler,

si le prêtre survit, l’eucharistie sera célébrée et

Christ recommencera à devenir physiquement présent »,

a écrit le vénérable cardinal Van Thuan, archevêque de

Saigon, emprisonné par les autorités communistes

pendant treize ans (+ 2002).

 

Notre-Dame du Sacerdoce,

Mère du Christ-Prêtre,

apprenez-nous à prier plus souvent  

pour les prêtres,

ceux qui nous sont confiés

et ceux du monde entier.  

 

abbé Joël+  

(Août 2017)    

 

 

photo édito juillet 2017

 

 

L’ANGELUS DU VILLAGE…

 

Vous en avez sans doute entendu parler…

A Roullours, petit village tout près de Vire,

dans le Calvados, quand les cloches de l’église

se mettent à sonner l’Angélus, la connexion Internet

« saute »… jusqu’au dernier tintement.

 

Depuis un an, le phénomène se répète invariablement

à 7H, 12H et 19H.

L’Angélus sonne en effet traditionnellement trois fois

par jour, trois fois trois coups, puis en volée.

De mémoire de technicien d’Orange,

« on n’a jamais vu ça ! » rapporte la presse locale.

On croirait un épisode de Don Camillo !…

 

Sur L’Angélus, célèbre tableau de Jean-François Millet,

on voit deux paysans interrompre leur travail

dans les champs et poser leurs outils pour se mettre

humblement en prière.

Au loin, en arrière-fond, il y a le clocher…

Aujourd’hui, l’appel des cloches suspend moins

souvent l’agriculteur que le geste auguste du surfeur !…

Et à défaut de susciter une prière, cette « pause forcée »

interrompt peut-être l’achat compulsif, le mail maladroit,

le tweet lapidaire ou le commentaire incendiaire et tous

ces clics trop rapides dont on pourrait se passer aisément.

 

Evidemment, que tous les techniciens « sèchent »

ne prouve pas l’absence d’explication rationnelle.

Plusieurs hypothèses sont d’ailleurs esquissées,

même si aucune, à ce jour, ne semble se confirmer :

magnétiques, électriques, ondulatoires…

Et puis, peut-être, est-ce tout simplement le hasard ?…

Qui n’est jamais, comme disait Albert Einstein,

que « Dieu qui se promène incognito ».

En cette période de vacances,

je vous souhaite d’entendre

là où vous serez, l’Angélus sonner,

sans que votre connexion Internet s’arrête

et de faire une pause pour rencontrer un court instant

ce « Dieu qui se promène »…

 

                                                                      abbé Joël+

                                                                      (Juillet 2017)

 

photo Edito juin 2017

 

RESSOURCEMENT…

   AU MONT STE ODILE…

 

Nous étions 31 personnes de notre archiprêtré

à partir pour un W. End de Ressourcement,

du 29 avril au 1er mai 2017, au Mont Ste Odile, en Alsace…

Depuis une quinzaine d’années, les monastères,

les lieux de pèlerinages, les communautés

ou les foyers de charité accueillent de plus en plus de gens…

Au point qu’il faut parfois s’y prendre un an à l’avance

pour réserver les places.

 

Lors de ce W. End, j’ai été très touché par

la qualité relationnelle des personnes de notre groupe,

comme par la profondeur spirituelle de chacun…

Les lieux peuvent être très propices pour ces retrouvailles

avec Dieu et avec les autres.

Matin, midi et soir, les cloches de l’église nous appelaient

à la prière.

Et chaque jour, nous avions la possibilité de célébrer

l’Eucharistie.

Rythmer ainsi nos vies nous fait grandir…

 

Notre évêque, dans sa Lettre Pastorale

« Pour une Eglise de disciples-missionnaires » nous le rappelle :

« J’ai constaté que dans les communautés où une véritable

proposition de prière est mise en place, le dynamisme pour la

mission grandit… C’est en s’attachant au Christ, dans la prière,

que les baptisés puisent la force d’annoncer l’Evangile à leurs

frères et se laissent renouveler eux-mêmes dans leur attachement

au Seigneur »… (page VI).  

 

Il fallait voir avec quelle profondeur

et ouverture spirituelles nous avons vécu le « Chemin de Croix »

improvisé dans une salle de conférences…

Chacun était invité à lire, à méditer, à porter la croix

spontanément.

Et tous s’y sont mis !…

 

Quand la prière devient spontanée, naturelle, instinctive,

alors nous partageons déjà la Joie de connaître le Christ,

et de l’aimer…

 

Merci à tous !

 

                                                                           abbé Joël+

                                                                        (Juin 2017)

 

photo Edito mai 2017

 

LE PRÊTRE, CET HOMME FRAGILE…

 

J’ai attendu avant d’écrire cet édito…

En effet, il y a des départs qui se respectent,

mais qui se passeraient de fanfare !

C’est le cas du départ du Père David Gréa,

curé très actif à Lyon, qui annonçait à ses paroissiens,

en mars dernier, qu’il souhaitait désormais

fonder une famille.

Là encore, la chose se respecte,

mais la manière dont l’intéressé et le diocèse de Lyon

ont communiqué me laisse pantois !…

 

En effet, ce prêtre, par l’entremise du Cardinal de Lyon,

a rencontré le pape pour lui partager son désir

de continuer à être prêtre tout en pouvant se marier.

Puis, le cardinal a finalement demandé au Père David

« de prendre du recul »… Autrement dit, le cardinal

l’a « mis au vert »… (Que pouvait-il faire d’autre ?…)

 

Que ce prêtre veuille se marier, très bien pour lui,

mais qu’on n’en fasse pas un héros !

Sa décision de se marier a fait plus de bruit que le peuple

de ceux qui tiennent leur fidélité.

Certains ont dit qu’il avait « le droit de suivre son cœur »…

Le critère du discernement de la vérité n’est pas

l’émotion affective ou le sentiment immédiat.

Mais la parole, un jour donnée.

 

Ce qui m’a le plus frappé c’est que ce prêtre

a écrit à ses paroissiens que son départ était, selon lui,

« la volonté de Dieu ».

Faut-il faire passer l’inconstance de nos cœurs pour la

volonté de Dieu ?…

 

La vraie question demeure pour nous tous, que l’on soit

ministres ordonnés : prêtres ou diacres,

religieux, consacrés, fidèles laïcs, mariés ou célibataires :

Jésus-Christ vaut-il la peine que nous lui consacrions

toute notre vie ?…

Je le crois, avec la grâce de Dieu.

 

                                                                    abbé Joël+

                                                                  (mai 2017)
 

photo Edito avril 2017

 

P Â Q U E S   2017…

Elles n’en reviennent pas !…

Le commencement de l’Eglise,

c’est quelques femmes devant un tombeau vide.

 

Le commencement de l’Eglise,

ce n’est pas la basilique St Pierre, avec ses grandes liturgies.

Ce n’est pas la foule des JMJ.

Ce n’est pas la journée des jeunes de notre zone pastorale.

Ce n’est même pas l’assemblée eucharistique

l’église de Distroff un soir de Noël

ou de Veillée Pascale!…

 

Le commencement de notre foi,

c’est une Absence !…

 

Aurons-nous un jour l’audace de regarder cela en face :

Il nous a laissé Son Absence…

 

On ne peut entrer dans l’expérience de la Résurrection

qu’en faisant un détour par l’Absence…

En renonçant à toutes les images et à toutes les ressemblances

qu’on pouvait se faire de la Résurrection.

 

Ces femmes devant le tombeau vide

sont pour nous la figure de la foi,

une foi qui ne repose pas sur des preuves matérielles

ou des démonstrations scientifiques,

mais seulement sur une Parole…

 

Ainsi, la foi semble être quelque chose d’infiniment fragile,

aussi fragile que la flamme des cierges que nous tenons

en main, le soir de la Veillée Pascale…

Et pourtant, à celui qui se tient dans la mémoire confiante

en l’homme de Nazareth, il est donné de marcher

de clarté en clarté.

Il ne faut pas que nous marchions seuls.

La nuit est trop profonde.

Il faut que nous marchions en caravane, en équipes,

en fraternités, en communautés.

Car la seule chose qui peut parler au monde d’aujourd’hui,

c’est le témoignage communautaire que nous donnerons

à ceux dont nous croiserons la route…

Ce « voyez comme ils s’aiment » qui vaut tellement de paroles…

 

Ces femmes qui courent au tombeau sont admirables !

Un jour, elles ont osé croire qu’on pourrait bien les croire.

 

Il nous revient donc de prendre le relais

de ces femmes de l’Evangile.

Et de nous mettre en route.

 

Belle Semaine Sainte !

Belle Fête de Pâques !

                                                                             abbé Joël+

                                                                             (avril 2017)

 

 

photo Edito mars 2017

 

É P R O U V E R . . .

 

Autant certains apprécient le temps de l’Avent,

autant ils appréhendent le temps du Carême.

Ils le vivent même comme une épreuve…

 

Éprouver…

Est-ce bien par hasard

si ce même verbe s’emploie

pour dire des choses si différentes

et même contradictoires ?

 

J’ai été éprouvé par la perte d’un proche,

d’un amour,

par les dures conditions du travail ou de la marche.

J’ai même volontairement mis mon corps

à l’épreuve sportive ou autre,

pour toucher à mes limites…

Dit-on souvent…

Éprouver pour prouver…

 

Pourtant,

on éprouve aussi souvent

de la joie, de l’empathie, de la compassion,  

de l’affection, de l’amitié,

de la tendresse et même de l’amour…

 

Le temps d’éprouver est donc aussi

tout cela à la fois.

 

Et si, en ce Carême 2017,

on se mettait à éprouver un heureux

Temps de Grâce dans la communion

avec Dieu et avec les autres ?…

                                                                          abbé Joël+ 

                                                                          (Mars 2017)

 

photo Edito février 2017

 

« LE PREMIER JOUR DE LA SEMAINE »…

 

« Enfin le week-end ! » disons-nous parfois.

Ce qui signifie : « C’est bientôt dimanche ! ».

Car le samedi est souvent encore occupé

à « faire les magasins », et donc à remplir le frigo,

à vider les poubelles, à tondre le gazon (…en été).

Bref à s’acquitter des obligations qu’une semaine

bien remplie nous a empêchés d’accomplir…

 

Le voilà donc, finalement, ce repos bien mérité

du dimanche, qui ne dure qu’un seul jour

et s’achèvera, pour les plus anxieux d’entre nous,

avec l’angoisse du soir, quand on sent la semaine chargée

qui arrive…

 

Pourtant, il est une toute petite phrase, que prononce

le prêtre, à la messe dominicale, et qui devrait attirer

toute notre attention au début de la prière eucharistique :

«… Nous voici rassemblés devant toi, et dans la communion

de toute l’Eglise, en ce premier jour de la semaine… »

 

Non plus donc « Enfin dimanche ! »,

car le dimanche n’arrive plus à la fin.

Mais premier jour de la semaine, il cesse d’être

cette nuit que ma fatigue attend.
Il est désormais comme un matin.

Il est la résurrection de ma chair,

et je m’y repose bel et bien,

mais non tant de la semaine écoulée

qu’en vue de celle qui arrive.

Il est ce jour qui donne jour à ceux qui vont suivre…

 

En un mot, lundi est second.
Il n’arrive qu’après.

Comme le souci du monde vient après la Bonne Nouvelle !

A l’heure où l’on nous annonce que

les grands magasins parisiens seront bientôt

tous ouverts sept jours sur sept,

Bon Dimanche, 1er jour de la semaine !…  

 

                                                                                        abbé Joël+

                                                                                        (février 2017)    

  

  

photo-edito-janvier-2017

 

2 0 1 7…

 

Honnêtement, pour 2017,

a-t-on autant besoin que ça

d’un président de la République ?…

D’accord, ça nous occupe.

Qui se présente, contre qui,

pour faire quoi, qui a ses chances,

qui n’en a aucune : bref, ça nous occupe.

 

Mais justement : ça nous occupe tellement

qu’on frise l’overdose et qu’on frôle le ras-le-bol.

On ne parle plus que de ça,

on n’entend plus parler que de ça.

Comme si savoir qui va être le prochain président

était la seule chose qui vaille,

à l’exclusion de tout le reste.

Alors que, franchement, quand on voit

ce qu’il leur arrive et comment, la plupart du temps,

ce n’est qu’une source de problèmes et d’ennuis,

on ne voit pas trop quel est l’intérêt de vouloir

à tout prix le devenir.

 

En réalité, cette histoire de président de la République

ça nous rend dingues…

Aussi bien ceux qui rêvent d’être président

que nous tous qui ne parlons plus que de cela.

 

Et si on essayait, juste pour voir, de se passer

d’un président de la République ?

Quel calme d’un seul coup !

Plus de bagarre, plus de querelles,

plus de petites phrases blessantes,

plus de sondages, plus d’émissions interminables,

plus d’hystérie, plus d’intox…

 

Bon, c’est sûr, il faudrait voir comment ensuite

on se débrouillerait sans président…

Ecoutez, un problème après l’autre.

On verra bien.

Pour le moment,

que le Seigneur préside nos vies !

Très belle année 2017 !

                                                                            

                                                                              abbé Joël+

                                                                                  (Janvier 2017)

 

photo-edito-decembre-2016

 

À GENOUX DEVANT L’ENFANT…

 

Oserai-je vous faire une confidence ?…

Quand je parle avec un athée, je suis souvent déçu :

non pas parce qu’il est athée, mais parce qu’il l’est rarement

jusqu’au bout.

Il ne croit en rien, sauf en cette croyance elle-même

qui donne à son athéisme des airs supérieurs.

Je me dis parfois que cet athée a assez de confiance en lui

pour n’en avoir pas en son Créateur et Sauveur.

 

L’athée « croit savoir ».

Le chrétien, lui, « sait qu’il croit » : il met sa confiance en Dieu.

Confiance faite et refaite, dans les doutes et l’espérance.

Confiance donnée en un Dieu qui se fait petit enfant.

Confiance dont il fait une prière :

« Vois, mon Dieu, je suspends ma vie à Ton Amour…

Alors, révèle-le, encore et toujours ! »

 

Le véritable athée est chose rare.

L’Église primitive passait, elle-même, pour incroyante.

En effet, si dans leur genre de vie, les chrétiens se conformaient

aux usages de leur pays, sur un point ils se démarquaient :

ils refusaient de plier le genou devant l’empereur.

Ce genou, que raidissent les grandeurs du monde,

flanche cependant, pour le croyant,  devant de très simples choses :

une mère à l’enfant,

un nouveau-né couché dans une mangeoire,

le pain quotidien de l’Eucharistie,  

le « Dieu condamné à mort » par les puissances

de l’Etat (Pilate),

de l’argent (Judas)

et même de la religion (Caïphe).

 

Oui, le chrétien a aussi quelque chose

de l’athée.

Il n’adore aucun dieu, sauf UN,

dont il accorde que, parfois, il se tait.

Pourtant, il ne conclut pas du silence de Dieu

à son inexistence.

 

Quand le monde semble démentir sa Présence,

quand Dieu devient « plus absent qu’un mort »,

dira Simone Weil,

l’oreille du chrétien ne se ferme pas,

elle se creuse.

 

Le chrétien attend et guette jour après jour,

au cœur de ce monde,

la Naissance de l’Enfant

de la Divine Espérance !…

Alors,

l’athée qui sommeille en chacun d’entre nous

se met à fléchir le genou à contempler

et même à adorer…

 

Bon Temps d’Avent !

Belle Fête de Noël !

 

                                                                      L’EAP et l’abbé Joël+

                                                                   (Décembre 2016)

photo-edito-novembre-2016-1


NOVEMBRE…

         UN TEMPS POUR NOUS SOUVENIR…

         ET UN TEMPS POUR REMERCIER…

 

En ce mois de novembre, beaucoup d’entre nous

vont encore au cimetière…

Tous ont une pensée pour nos défunts.

Nous prions aussi pour eux, peut-être dans un

climat de sérénité plus apaisé qu’au moment du décès,

même si la blessure demeure encore.

 

Le mercredi 2 novembre, à 10H45, l’Eucharistie est

célébrée  en l’église de Metzervisse,

pour tous les fidèles défunts,

et particulièrement pour tous ceux qui nous ont quittés

depuis l’an passé.

 

Ce jour, les membres des équipes funérailles sont

presque au complet, et ce sont eux qui animent la

messe.

Leur rôle n’est pas seulement d’aider les familles

à préparer la cérémonie, mais de leur apporter

un soutien par leur présence.

C’est un des rares moments où l’Eglise, par eux,

 se fait proche non seulement des pratiquants,

mais aussi de ceux qui sont en chemin et qui viennent

demander prière et réconfort.

 

Aussi, en ce mois de novembre,

qu’il me soit permis de remercier tous les membres

de nos équipes funérailles, pour leur grand service

d’Eglise !

 

                                                                      abbé Joël+

                                                                      (Novembre 2016) 

 

 

photo-edito-octobre-2016


DE LA DIMENSION RELIGIEUSE

DE L’ÊTRE HUMAIN…


Pourquoi une église ou une chapelle ?

Elles sont des symboles chrétiens, des signes

religieux ostentatoires diront certains…

 

Pourtant, tous peuvent y entrer :

les pauvres, les nécessiteux, les personnes

en quête de sens, et même les autres, tous les autres…

 

Quand nous déciderons-nous à honorer

la dimension religieuse de l’être humain ?

Quand nos sociétés sécularisées et athées,

fascinées par l’idéologie du progrès et de l’argent,

cesseront-elles de décréter l’absurdité des religions ?

 

Les jeunes ne reçoivent plus aucun enseignement

de nature à les aider à se comprendre

dans la profondeur de l’âme et de ses aspirations.

Pas étonnant alors que de jeunes fanatiques,

aux thèses islamistes,  ont fait du meurtre

de personnes innocentes, mais qu’ils jugent coupables,

l’apogée de leur piété.

 

Qui viendra s’opposer et corriger ces doctrines ?

Quels enseignants sont formés à comprendre

les mécanismes religieux de l’âme humaine ?

Nos écoles, dans le silence froid de la laïcité,

ont déjà exclu Dieu de l’horizon de l’existence humaine.

Sans une prise en main rapide, la perversion religieuse

se répandra.

 

Et nos responsables politiques ne pourront longtemps

s’acquitter de leur responsabilité par quelques tweets

de condamnation.

Ils devront eux aussi s’engager et travailler à mieux

comprendre la nature spirituelle de l’Être humain.

 

                                                                      abbé Joël+

                                                                      (Octobre 2016)